Appel au soutien du « Collectif Combat l’Hébergement 93 » contre la fermeture du hall de l’hôpital. Mercredi 16 avril à 19 h à l’hôpital Delafontaine. Pas de fermeture du hall sans solution de relogement pour chacun.e !

, par La Rédac’

Le collectif est constitué majoritairement de femmes exilées, pour certaines mères de jeunes enfants, dont la plupart sont sans abri ou hébergées dans des conditions indignes. Certaines d’entre elles dorment dans le hall de l’hôpital Delafontaine qui menace de fermer le 21 Avril. Le collectif Combat pour L’hébergement appelle à soutenir les personnes qui y trouvent refuge et luttent pour un hébergement plus digne, un accès effectif à l’hébergement d’urgence et un suivi social sans discrimination, conformément au droit commun.

Réfugiées à l’hôpital Delafontaine. Venues du Mali, de la Côte d’Ivoire, d’Algérie, du Congo ou d’autres pays, des femmes, pour beaucoup d’entre-elles avec leurs enfants sont à la rue. Le plus souvent après avoir risqué leurs vies.

C’est dans un square du centre de Saint-Denis, à la recherche d’ombre, de fraicheur et d’un peu de sérénité, que près de 25 femmes et leurs enfants viennent se réfugier en ce mois d’août. Précédant sa fermeture, comme chaque jour, elles rejoignent un lieu où elles se sentiront en sécurité. C’est à côté de l’entrée des urgences de l’hôpital Delafontaine qu’elles vont passer la nuit, une de plus. Sur de simples cartons posés au sol. C’est là que Safiatou venant de Côte d’Ivoire, une famille originaire du Congo ou une femme algérienne enceinte accompagnée de ses deux enfants se retrouvent, avec d’autres, chaque soir depuis plusieurs mois.

Pour certaines d’entre elles cela dure depuis la fin de la trêve hivernale. Des femmes pour la plupart seules ou avec des enfants, le plus souvent âgés de quelques années. Quelques unes allaitent leur bébé, d’autres enceintes vont devoir faire face dans quelques semaines à des difficultés accrues.
Isolées, ne parlant pas forcément la même langue, ne comprenant pas toutes le français c’est le mouvement de soutien de personnel de l’hôpital qui leur a permis d’une certaine manière de faire collectif.

Jeudi 8 août, 21h30. Hôpital Delafontaine. Auprès de l’entrée des urgences, des femmes maliennes et ivoiriennes, une famille qui vient du Congo est un peu à l’écart. Cette dernière parle français comme une femme algérienne, enceinte et accompagnée de ses deux enfants. Un petite dizaine d’enfants de 3 à 5 ans jouent un peu plus loin. D’autres restent auprès de leur mère. Les discussions vont bon train. La nuit commence à tomber. On se donne rendez-vous le lendemain.

Lire ici la suite de notre premier article du 24 août 2024.