Après la création du Nouveau Front Populaire, des contributions pour battre l’extrême-droite. Comprendre, construire et gagner durablement et deux appels, celui d’Act-Up Paris et des Alertes féministes pour le 23 juin

, par La Rédac’

Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale et la formation d’un Nouveau Front Populaire dans la foulée, de nombreuses contributions émergent. Issues de différents acteurs, elles partagent le souci d’assurer la victoire électorale de ce Nouveau Front Populaire mais insistent toutes sur les conditions d’une victoire durable par une mobilisation, une structuration politique de l’action des citoyens, la place des organisations syndicales ou la construction d’un « mandat populaire ». Les contributions auxquelles nous faisons référence ne sont bien évidemment pas exhaustives.

Tout d’abord la contribution de deux dionysiens dans le club de Mediapart, celle d’Alain Bertho, anthropologue et celle de Simon Duteil, enseignant, syndicaliste (ex co-délégué général de l’Union syndicale Solidaires de 2020 à 2024).

Un Front sous mandat populaire

La création du Nouveau Front Populaire n’aurait pas eu lieu sans une puissante déferlante de voix connues ou anonymes, écrites ou criées sur les places publiques, exigeant que la gauche assume ses responsabilité historiques. Ce Front est d’emblée placé sous mandat populaire. C’est une condition de sa réussite dont il faut prendre la mesure et qu’il faut sans doute organiser.

Qui aurait pu l’imaginer ? Le souffle du dragon aurait-il suffit à ramener toutes les boutiques partisanes à la raison électorale après des mois de divisions mortifères ? Nous savons toutes et tous qu’il ne s’agit pas d’un accord de coin de table dicté par la peur. La panique seule est rarement bonne conseillère. Elle n’explique pas qu’en trois jours Carole Delga et Manuel Bompard, Fabien Roussel et Sandrine Rousseau, voire François Hollande et Mathilde Panot, se retrouvent sous la même bannière.
Pour faire céder le barrage des aveuglements partisans, il a aussi fallu une puissante déferlante, celle de voix connues ou anonymes, individuelles ou collectives, écrites ou criées sur les places publiques, convergeant vers une exigence commune : que la gauche assume ses responsabilité historiques…

Lire la suite de la contribution d’Alain Bertho ici.

Un « comité de vigilance » pour le Nouveau Front populaire ?

Comment faciliter le soutien au Front populaire, respecter les spécificités des syndicats et des associations, limiter les renoncements futurs du gouvernement tout en conservant l’indépendance et la critique nécessaire des mouvements sociaux et de la société civile ?

“Nous appelons à la constitution d’un nouveau front populaire rassemblant dans une forme inédite toutes les forces de gauche humanistes, syndicales, associatives, citoyennes.”
Cette courte phrase présente dans le texte des partis politiques du lundi 10 juin n’est pas anecdotique : les syndicats, comme les associations ont un rôle majeur à jouer dans les jours et semaines qui viennent pour gagner, y compris en appelant à soutenir et voter Nouveau Front populaire.
Mais comment ne pas en rester à une formule creuse de circonstance ? Le sujet de fond n’est pas d’avoir quelques député.es qui viendraient du mouvement syndical ou de la société civile. Nous ne sommes pas sur des questions individuelles, mais bien de structures collectives.
Et si le Nouveau Front populaire inventait un nouvel espace démocratique ?
Imaginons la création d’une sorte de “comité de vigilance” libre et indépendant, composé des structures syndicales et associatives ayant annoncé soutenir le Nouveau front populaire. Il rencontrerait régulièrement le gouvernement et la majorité parlementaire pour échanger sur les réformes en cours et vérifier l’application des promesses électorales.

Lire la suite de la contribution de Simon Duteil ici.

Nos tâches immédiates face à l’extrême-droite

Publié le mercredi 12 juin 2024 par Baptiste

Quelques semaines avant des élections législatives où l’extrême-droite plus forte que jamais pourrait bien accéder au gouvernement, que peut faire le syndicalisme ? Quelle action des militant·es de base pour être la hauteur de l’urgence politique, sans céder à un électoralisme naïf qui laisserait penser que tout se jouerait lors des deux tours du scrutin ? Pistes de réflexion… et d’action.

Des élections où il y a beaucoup à perdre

Pourquoi intervenir dans le jeu électoral, malgré la longue tradition de mise à distance des enjeux politiciens par le syndicalisme français ? Parce qu’il en va ni plus ni moins que de l’arrivée d’un parti ouvertement d’extrême-droite au gouvernement, mettant en jeu la survie même du mouvement syndical (parmi beaucoup d’autres choses). Que l’on pense à l’impressionnant appareil répressif bâti patiemment ces dernières années, et à l’usage qui en serait fait s’il venait à tomber entre les mains du Rassemblement national…

Lire ici la suite de cette contribution paru sur le site de Syndicalistes !, qui regroupe des militant·es de différentes organisations syndicales qui se retrouve dans l’appel « Échanger pour agir, agir pour l’émancipation ».

Le 23 juin prochain nous sonnerons les alertes féministes.

L’appel est à lire ici.

Act Up-Paris appelle à la coalition contre les mécaniques fascistes

Depuis sa création en 1989, Act Up-Paris se bat avec et pour toutes les minorités. C’est intrinsèque à la lutte contre le sida : l’exclusion, le stigmate, la vulnérabilisation, la précarité, les violences, les discriminations de tous ordres, sont autant de facteurs qui favorisent la propagation de l’épidémie de VIH et des autres IST.

L’appel à lire ici.

Pour un soulèvement antifasciste, par Les "Soulèvements de la Terre"

Le temps est venu de construire un réseau de résistance, de tisser un maillage de contre-pouvoirs populaires. Le temps est venu de nouer de nouvelles alliances et et déployer de nouvelles stratégies en allant à la rencontre de nombreux collectifs, syndicats et organisations. Cela implique une lutte acharnée sur le terrain et une bataille culturelle.

Les "Soulèvements de la Terre", c’est la tentative de construire un réseau de luttes locales tout en impulsant un mouvement de résistance et de redistribution foncière à plus large échelle ; la volonté d’établir un véritable rapport de force en vue d’arracher la terre au ravage industriel et marchand.

1 - Le péril néo-fasciste est réel
Partout en Europe et dans le monde, des partis néo-fascistes s’emparent du pouvoir. Partout dans la société leurs idées xénophobes et autoritaires se répandent. Pourtant, pas question de banaliser ce qui nous arrive. Pas question de normaliser un parti fondé par des SS et des partisans de l’Algérie française.
Le RN est un parti néo-fasciste. Il fantasme la pureté d’une nation refermée sur elle-même. Une nation "blanche et catholique" qui exclut et discrimine. Il promeut une guerre de civilisation. Il exalte la virilité, la masculinité toxique et la force brute. Il perpétue le racisme colonial le plus rance. Il stigmatise des boucs émissaires et désigne des ennemis intérieurs : hier les "judéo-bolcheviques", aujourd’hui les "islamo-gauchistes". Il prétend que les inégalités de classe, de genre et de race seraient "naturelles".

Lire ici la suite de cette contribution.

"Comment la politique néolibérale caricaturale et autoritaire du pouvoir a favorisé l’extrême droite".

C’est le sujet d’un entretien de Pablo Pillaud-Vivien de la revue "Regards" avec l’historien Johann Chapoutot, spécialiste d’histoire contemporaine et du nazisme à suivre ici.