Le syndicat FO dénonce dans une lettre ouverte au Maire daté du 5 janvier des « pratiques abusives » de la DRH à l’encontre d’agents appartenant à deux directions. L’une, la direction de l’enfance, qui s’est particulièrement mobilisée en 2024 et en 2025, l’autre, le service Jeunesse, qui est en crise ouverte depuis de longs mois. On ne peut s’empêcher de s’interroger sur ce qui pourrait s’assimiler à des mesures de « représailles ».
Concernant le service Enfance, on se souvient de la mobilisation pour la défense des conditions de travail et de la jonction opérée avec les parents soucieux eux aussi de la qualité de l’accueil des enfants et bien conscients que les conditions de travail (effectifs, moyens, stabilité des équipes…) concourent à la qualité du service rendu, à un accueil de qualité. Une mobilisation très importante qui avait contraint le Maire à céder à une grande partie des revendications.
Pire que des « pratiques abusives », un – délétère – état d’esprit semblant s’être disséminé à divers échelons où tout semble même possible, jusqu’à des cadres intermédiaires allant jusqu’à commettre, en 2025, un « faux en écriture publique » pour mettre fin au contrat d’un agent. On croit rêver !
Au service Jeunesse, ce sont pas moins de 26 signalements sur le registre de sécurité qui ont été effectués par des agents en 2025. Les conditions de travail des agents d’antenne jeunesse fermées ou en travaux se sont par ailleurs dégradées. Travaillant « Hors les murs », ils ne disposent pas de lieu.
A l’antenne Péri, l’accès aux locaux a été autorisé pour du travail administratif. Le 21 novembre dernier, un agent du service Jeunesse travaille au sein de la structure, il est tard, entre une heure et une heure trente après la fermeture officielle de l’espace Jeunesse. C’est la police municipale qui se rend sur les lieux, brigade cynophile comprise. Pour un dépassement d’utilisation des locaux de la structure, l’agent est suspendu. C’est dans ce service le troisième agent suspendu et pas moins de 5 procédures disciplinaires et de multiples convocations de la hiérarchie.
A l’espace Jeunesse Joliot Curie, fermé pour travaux, c’est un agent à qui il est reproché un « abandon de poste » sans, comme l’indique la lettre ouverte « vérification des faits, alors même que l’agent concerné est présent quotidiennement à son poste ».
Un autre agent du service Jeunesse fait l’objet lui de deux courriers successifs, le premier lui annonçant sa prochaine titularisation, le second l’inverse et cela sans justification.
Beaucoup de dysfonctionnements dans la conduite des relations sociales, dans la gestion des « ressources humaines » qui mènent, à la lecture de la lettre ouverte de FO, à s’interroger sur d’inquiétantes dérives que pointe le syndicat en soulignant que La Direction des Ressources Humaines « ne peut devenir ni un outil disciplinaire au service de certaines directions, ni un instrument de pression, ni une autorité prenant des décisions statutaires lourdes de conséquences sans base factuelle ni respect du droit ».
La rentrée 2026 a dans la collectivité, on le voit, un (mauvais) goût de déjà vu.
PS : Concernant le service Enfance le syndicat FO précise qu’il est toujours dans l’attente de la liste des agents stagiaires conformément au protocole d’accord de fin de grève. Selon nos informations plusieurs agents attendent leur arrêté de stagiarisation. Plusieurs agents contractuels sont par ailleurs toujours en activité sans formalisation d’un contrat, une situation déjà dénoncée lors de la dernière mobilisation des agents.