Dans l’agenda. Jeudi 23 mai, à 15 h, ouverture de l’exposition anniversaire des 10 ans, à l’Adada, des ateliers de l’Esat-Empro. Toujours le 23, commémoration autour de la sculpture en mémoire des victimes de l’esclavage colonial, place Robert de Cotte à 16h. Les 20 ans du Parti Poétique à Zone sensible, la ferme urbaine de Saint-Denis, de 11h à minuit le 25 mai. Une fin de semaine sous le signe de la mobilisation contre le projet GreenDock sur les berges de Seine, les 24, 25 et 26 mai.

, par La Rédac’

On se rappelle qu’à deux pas de la médiathèque du centre-ville, de la Basilique, de l’hôtel de ville de Saint-Denis, de la Maison d’éducation de la Légion d’Honneur, à l’ombre de grands arbres, vestiges d’anciens jardins, se trouvait la sculpture, réalisée par les artistes dionysiens Nicolas Cesbron et Françoise Bonthe-Diallo. On se souvient aussi des conditions obscures et peu respectueuses dans lesquelles elle avait disparu sans explication et qui avait conduit, en fin de compte, la municipalité à s’en excuser. Ce 23 mai, c’est son retour, place Robert de Cotte, après sa rénovation par ses créateurs. En fin de semaine, c’est la mobilisation contre le projet Greendock qui fera l’actualité. A cette occasion nous relayons l’article paru dans le Chiffon, intitulé Greendock, transport fluvial contre vie terrestre. Nous en remercions les autrices, Coline Merlo et Adèle Hospital, ainsi que de leur petit mot : « Nous sommes très heureuses que le Blog de Saint-Denis relaie notre enquête sur Greendock, qui abîme les espaces de respiration et de libre circulation des Dionysien.nes. » Le Chiffon, « le journal de Paname et sa banlieue » est un journal papier qui analyse les mutations accélérées affectant nos communes d’Ile-de-France et enquête sur les logiques qui y président. Luttes écologiques, mobilisations sociales, alternatives et initiatives inattendues alimentent aussi ses vingt pages. Chaque trimestre, une sélection d’articles du journal papier Le Chiffon est mise en ligne sur son site. A Saint-Denis, on peut se procurer le Chiffon à librairie La p’tite Denise, place du Caquet, chez Fripes Tease, rue Auguste Poullain et à l’Amap Court-circuit.

Tous les temps de mobilisation des 24, 25 et 26 mai sont à retrouver ici sur le site Stop GreenDock.

Trois temps forts :
Vendredi 24 mai soir : RDV 17H à la Bourse du travail de Saint-Denis, débat travail-écologie
Samedi 25 mai : manifestation, RDV 13H Mairie de Gennevilliers, vers l’Ile Saint-Denis
Dimanche 26 mai : RDV 12H sur les berges d’Épinay, spectacle et balade nature

Les Unions locales CGT de Gennevilliers Villeneuve-la- Garenne et d’Epinay-sur-Seine appellent à la mobilisation contre GreenDock (voir dans le portfolio).

Greendock, transport fluvial contre vie terrestre [N°12]

article du printemps 2024

Un groupement des ports dont chacun des ports s’active à désaffecter l’autre. Un maire communiste qui aplanit la route à une multinationale d’actifs financiers, au nom de Gaïa. De pacifiques riverains qui rejoignent les Soulèvements de la Terre. C’est Greendock : l’entrepôt de la discorde.

« Cet endroit, on dirait une mangrove ». Jeanne Comode, documentariste, énumère avec émotion, les oiseaux qu’elle a pu filmer cet été à la pointe de l’Île-Saint-Denis : « Des cormorans, des martins-pêcheurs, des faucons crécerelle, des sternes, des hérons cendrés… On ne soupçonne pas du tout la richesse incroyable en biodiversité de cette pointe ».

En aval de la première boucle de la Seine à l’ouest de Paris, la pointe de l’Île-Saint-Denis, classée réserve naturelle protégée de la zone Natura 2000, est enserrée entre deux bras du fleuve, qui longent, rive nord, les coteaux d’Épinay-sur-Seine et rive sud, une partie du port de Gennevilliers. Sur l’emprise du port la plus proche de l’île, un entrepôt est exploité par la société Logimmo jusqu’en 2010 et resté désaffecté. Le bail de Logimmo prenant fin en 2021, le port retient par appel à projets celui de la multinationale australienne Goodman : Greendock.

Dock, pour quai de déchargement, green pour sa contribution annoncée à l’accroissement de la part fluviale de l’acheminement des marchandises vers la capitale. Aucune publicité n’avait été faite autour de cette implantation. C’est un riverain d’Épinay-sur-Seine, Antoine Gaudin, qui découvre le projet Greendock sur le site d’HAROPA Port. Il alerte ses voisins qui, pour contester le projet, se rassemblent dans l’association Protection des Berges de Seine : le « quai vert », tel qu’il se présente, est en effet un bâtiment de 600 mètres de long et 35 mètres de hauteur, doté sur ses cinq étages de rampes d’accès pour camions. Il promet de fonctionner en continu (24h/24, 7jours/7), 1 500 camions circulant journellement sur ses rampes d’accès.

Visuellement, pour la rive de Seine qui lui fait face, c’est un monstre. « Deux stades de France côte à côte », soit la hauteur du viaduc de l’A15 qu’on aperçoit depuis le chemin de halage côté Épinay. Écologiquement, réactiver un site de logistique industrielle à proximité d’une réserve ornithologique paraît pour le moins douteux. Politiquement, s’engager en faveur d’un accroissement de la circulation de camions semble assez anachronique.

Pourtant, aussi bien HAROPA Port que la mairie de Gennevilliers poussent à l’implantation de Greendock, au nom du verdissement du transport de marchandises.

Pour lire l’intégralité de l’article paru sur le site du Chiffon c’est ici.

ESAT-EMPRO : les 10 ans ! Exposition du 23 mai au 9 juin, vernissage à 15 h le 23 mai

Dix ans que j’observe leurs fantaisies.
Un espace-temps différent ou régulièrement j’entends : « tu sais que ma grand-mère est plus vieille que moi, même ma mère est plus vieille que moi. »
Dix ans que j’accompagne des artistes sans égo, sans rivalité.
Un monde différent pas ordinaire où la création parfois difficile est fluide, où la remise en question ne se formule pas, elle se dessine, où l’angoisse de la page blanche n’existe pas.
Dix ans que je suis leur assistante technique pour réaliser leurs envies.
Un monde d’envies permanentes, de faire, de découvrir.
Une production où tous les dessins portent leur vérité et certains se rapprochent des étoiles.
On ne parle pas d’enjeux mais d’un jeu à exposer.
Un monde complexe, difficile, comme la vie mais où la joie de vivre prend souvent la première place.
Le handicap, ici, c’est la fantaisie et l’invention.
Ophélie Estève, monitrice de l’Atelier Créatifs de l’Esat Marville – Avril 2024.

10 ans de partage,
10 de complexité hebdomadaire,
De remises en questions
De mes certitudes ;
De mes acquis ;
De mise à l ‘épreuve de patience,
Pédagogie, pugnacité…ralentis
10 ans de larmes retenues
Et d’éclats de rire spontanés
10 ans d’une douce folie
10 de couleurs
D’improbabilités…
De leçons de cœurs
Et d’humilité.
Antoine Petit, intervenant art plastique EMPRO – Avril 2024

L’Adada, l’expo.

Le Parti Poétique fêtera ses 20 ans, Alimentation Générale ses 10 ans et COAL ses 15 ans et on voulait célébrer avec vous les 45 prochaines années qui s’annoncent…

Vous faudrait-il, en plus de cet objectif massue, quelques autres bonnes raisons de nous rejoindre ?
À vrai dire, le seul risque que vous prenez est de croiser des amistes (qui aiment les ami·es), des auberginistes (qui vouent un culte aux aubergines), des restaurateurs qui restaurent, des penseurs qui pansent, des funambulistes qui aiment être sur le fil, des abeillistes et leur confrérie des miélistes, des philiosophistes (qui aiment les philosophes), des naturistes (qui aiment la nature, ne vous méprenez pas), des situationnistes (qui aiment créer des situations), des perchistes (qui aiment ce poisson), des bringuebalistes, des pépiniéristes, des chef·fes de plumes (qui aiment écrire) et des chef·fes toqués, des journalistes (qui aiment le journal), des mélangistes, et bien sûr des artistes pas tristes qui prennent des risques à penser et à oeuvrer à la transformation du monde de demain en laissant gloser les cétémieuxavantistes.

Toute la programmation est ici.