Pour la CGT la nouvelle équipe municipale « doit mettre un terme à 6 ans d’une approche méprisante, maltraitante, peu bienveillante des personnels. Nous l’espérons ! Les volontés affichées par les nouveaux élus en termes de considération et d’accompagnement des luttes vont dans le bon sens, car il demeure bien des batailles à mener ici et ailleurs. »
Il est fort probable que les autres organisations syndicales aient accueilli ce changement avec un certain soulagement au regard des conflits dans lesquelles elles étaient engagées lors du précédent mandat.
Le changement intervenu a en tout cas répondu aux attentes, aux souhaits de la secrétaire du syndicat Force ouvrière, Djamila Bassi, qui s’était engagée, à titre personnel, dans la campagne électorale et par la suite – lors de l’élection à la présidence de Plaine Commune – en soutien à Bally Bagayoko.
Pour autant, les organisations syndicales entendent bien entendu continuer d’abord à jouer leur rôle : la défense des intérêts des agents et le service public.
Un premier conseil social territorial (CST) a eu lieu le 11 mai dernier. Celui-ci a permis, entre autres, à la CGT de réitérer des demandes exprimées dès le 9 avril auprès du maire et lors de rencontres avec l’adjoint en charge des « Travailleurs communaux et du dialogue social », Yohan Sales Salada, dont celle qui pour le syndicat constituerait « un premier gage d’apaisement » à savoir « la suspension des procédures disciplinaires engagées et autres mutations d’office sans raison contre les personnels qui exprimaient des avis divergents. ». Des procédures engagées sous la précédente municipalité.
Dans le même communiqué, la CGT précisait : « Si même nous pouvons entendre qu’il faille du temps pour reconstruire ce qui a été détruit, dès à présent des gages doivent être donnés, de la considération doit être tangible, des moyens doivent être dégagés. » faisant ainsi référence parmi d’autres points aux taux d’encadrement réduit dans les accueils de loisirs, à la privatisation de l’entretien dans les écoles et les équipements sportifs ou l’accompagnement des enfants en situation d’handicap. ».
Parmi les revendications annoncées dans un document daté du 11 avril et reprises en partie lors d’un communiqué publié le 11 mai à l’occasion du CST, la CGT « invite la municipalité à se rapprocher de la Commission Administrative de la Bourse du Travail, pour renouveler la convention qui les lie dans les termes d’avant 2020 » et demande que « Les enquêtes indépendantes demandées dans le cadre de la F3SCT doivent être diligentées dans les plus brefs délais et le calendrier des instances doit être respecté (dates annoncées à l’avance, liberté de préparation, compte-rendu en temps et en heure...). ».
L’annulation des procédures confirmée par l’adjoint Yohan Sales Salada
Au moment où nous publions, la CGT n’avait reçu aucune réponse officielle à sa demande formulée le 9 avril dernier et réitérée le 11 mai dernier. Si cette demande n’a fait l’objet d’aucun refus, l’adjoint en charge, Yohan Sales Salada, ayant même exprimé son accord avec celle-ci, sa formalisation restant en suspens, le syndicat n’ayant depuis aucun retour officiel.
Pour autant, si l’adjoint en charge Yohan Sales Salada n’a pu en préciser le calendrier, il a bien confirmé, lors d’un échange avec le Blog de Saint-Denis, non seulement la suspension mais l’annulation – à venir – des procédures engagées à l’exception de celles relevant de faits graves et avérés, (violences, agressions, physiques, sexistes…).
Pour deux raisons, la première parce que ces procédures sont à la fois « chronophages », « discutables, contestées » et qu’il doute pour beaucoup d’entre elles « de leur bien fondé ». En second lieu, de la même manière que la municipalité a fait savoir « qu’il n’y aurait pas « de chasse aux sorcières » dans le personnel, elle souhaite repartir d’une page blanche.
Par ailleurs, soulignant que le changement intervenu le 15 mars a « créé un souffle, un espoir chez un personnel malmené », ses priorités sont aujourd’hui de restaurer avec l’administration un fonctionnement optimum des services enfance et jeunesse ».
L’élue en charge de « l’Éducation, de la vie scolaire et des relations aux parents d’élèves », Hélène Boussel, a de son côté annoncé, dans une video, le retour à un service remunicipalisé pour l’entretien des groupes scolaires.
Du côté de Plaine Commune, à l’appel de la CGT, un rassemblement s’est tenu mardi 26 mai à 10 h afin d’alerter sur des situations qui réclament des réponses de toute urgence. En particulier concernant le reclassement de deux agents, menacés dès les premiers jours de juin, de perdre leur emploi.
L’accès à la médecine préventive au sein de Plaine Commune ainsi que le rétablissement du droit aux Autorisations Spéciales d’Absences (ASA) relatifs à la santé menstruelle, celui-ci étant interrompu depuis janvier 2026, font aussi partie des revendications avancées.
Le Blog de Saint-Denis reviendra sur le dialogue social au sein des deux collectivités, les changements qui interviennent et le point de vue des autres organisations syndicales.
PS : Mouvements de grève, informations sur des Conseils sociaux territoriaux (CST) ou des réorganisations internes, publications de rapport, de lettres ouvertes d’organisations syndicales et de témoignages sur la souffrance au travail, impact de la création de la commune nouvelle, le Blog de Saint-Denis s’est efforcé d’informer les Dionysiens, les Pierrefittois sur tous ces sujets.
Cela s’est fait, depuis son lancement en juin 2021, avec des sources d’informations multiples. Nous avons interrogés les responsables, les adhérents sur différents sujets. FO, la CGT, la CFDT, le SNUTER-FSU, l’UNSA, SUD et le SAFPT ont répondu à nos sollicitations. Seul le point de vue de la municipalité – qui a eu pour ligne de conduite de ne jamais répondre au Blog de Saint-Denis – bien qu’il demeure à ce jour le seul média indépendant traitant de l’actualité dionysienne – était absent dans les articles. Depuis le 15 mars, le contexte politique a changé et nous solliciterons la nouvelle municipalité autant qu’il sera nécessaire pour informer les Dionysiens et Pierrefittois.