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Greendock est un projet de "plateforme logistique multimodale" géant, prévu sur les berges de Seine à Gennevilliers (92), de 650m de long pour 35m de haut, d’une largeur de 60 m et d’une hauteur variant entre 24 et près de 32 mètres selon le dossier présenté par le porteur du projet.
Le dossier porté par GOODMAN France a fait l’objet de 19 recommandations dans l’avis de l’autorité environnementale. Elles portent sur de nombreux points concernant entre autres les impacts sur la biodiversité, le bruit, la perte d’ensoleillement, le trafic routier, le tonnage de marchandises entrants et sortant du site.
Nous avons retenus cette dernière, portant le numéro 18.
Dans son mémoire de réponse à l’avis de l’Autorité environnementale et à sa recommandation n° 18 libellé comme suit : “L’Autorité environnementale recommande de revoir et de préciser de façon intelligible les prévisions de part modale du trafic fluvial et routier en tonnage par an, pour les marchandises arrivant à l’entrepôt et pour celles qui en partent”, le porteur du projet précise :
" Le projet Green Dock est bâti sur les hypothèses suivantes, à la mise en service du site en 2028 :
• Flux amont (approvisionnement : marchandises entrantes) : 2 568 tonnes par jour dont :
- Amont routier : 1 968 tonnes ;
– Amont fluvial : 600 tonnes, soit un peu plus de 23 % de part modal du fluvial
dans le flux d’approvisionnement du bâtiment. Ces 600 tonnes sont acheminées jusqu’au terminal à containers du port de Gennevilliers par trois barges de 200 tonnes de capacité par jour, puis emportées dans une liaison routière de 2 kilomètres vers le site projet Green Dock.
• Flux aval (distribution : marchandises sortantes) : 2 100 tonnes par jour (une partie des marchandises arrivant sur la plateforme étant mise en stock dans les bâtiments) réparties comme suit :
- Aval routier - distribution : 1 680 tonnes ;
– Aval fluvial - distribution : 420 tonnes, soit 20 % de part modale du fluvial dans
le flux de distribution du bâtiment. Ces 420 tonnes sont emportées par huit barges de 60 tonnes de capacité, que ce soit dans un modèle avec véhicules utilitaires embarqués sur les barges ou caisses mobiles.
Dès le document de présentation du projet (voir dans le portfolio) les chiffres avancés par la société GOODMAN France, sont astronomiques en matière d’augmentation des flux routiers concernant les entrées et sorties du site en fonctionnement. Sans compter ceux estimés pour un chantier de 24 à 28 mois.
Un projet estimé à 150 millions d’euros et qui est censé avoir recours entre 8 et 16 barges par jour circulant sur la Seine pour éviter entre 80 et 180 véhicules. Une goutte d’eau au regard des milliers de véhicules supplémentaires sur la route que générerait cette plateforme de logistique selon les chiffres mêmes de GOODMAN France dans son dossier de présentation.
Maison des Initiatives et de la Citoyenneté, Place des Arts, 93450, L’Île-Saint-Denis, France, 18 h le 5 novembre.
Voir la Seine Îles rives
A lire ou à relire l’article du Chiffon sur Greendock.
