Le chauffage en panne dans 6 groupes scolaires depuis la Toussaint... jusqu’à la fin de l’hiver ?

, par Jacques

Une fois de plus, un contraste accablant entre la réalité de la situation des écoles et l’affichage municipal, qui prétend qu’elle constitue une priorité (après la police municipale). Outre les écoles, des habitants et usagers ont signalé un chauffage défectueux à la Bourse du travail – les participants à la soirée débat du 6 décembre s’en souviennent – ainsi que dans les salles du cinéma L’Ecran, même situation il y a quelque temps à l’Ecole d’arts plastiques et ce dernier week-end dans une salle de la maison de quartier de la Plaine …

Le mardi 7 janvier, 6 degrés dans le réfectoire des CP du Franc-Moisin

C’est à une situation inédite que font face les parents de 6 groupes scolaires et centres de loisirs depuis la Toussaint. Avant les vacances de Noël, des températures de 10 °C étaient mesurées par les parents. Le mardi 7 janvier, dans le réfectoire du Franc-Moisin, on était tombé à 6 °C.

Les parents de la maternelle Gisèle Halimi nous disent équiper leurs enfants avec des sous-vêtements de ski. Les petites sections doivent faire la sieste emmitouflés dans des anoraks.

Des messages désespérés sont envoyés sur les réseaux sociaux. Des pétitions sont organisées, les représentants de parents envoient des courriers à la Ville. Certains apportent des radiateurs pour que leurs enfants ne souffrent pas trop du froid, mais généralement les personnels les refusent logiquement, pour des raisons de sécurité.

Un peu de chaleur autour du « grille-pain ».

Ce sont pourtant bien des radiateurs électriques, ces convecteurs en voie de disparition, les « grille-pains », qui représentent depuis plusieurs mois la seule solution proposée par la Ville pour remédier au froid glacial qui s’installe dans les classes, les réfectoires et les centres de loisirs concernés. Mais un « grille-pain », pour une salle de classe ou un réfectoire, c’est bien entendu largement insuffisant. Alors au bout de 2 mois, la Ville propose d’en rajouter. Problème immédiat : à Pleyel, à Balzac-Hugo, les convecteurs font sauter les plombs... En rajouter ne représente peut-être donc pas la solution appropriée... C’est que les circuits électriques n’ont pas été dimensionnés pour du chauffage électrique.

Et que l’autre problème qui se profile, c’est le risque d’incendie et les conséquences dramatiques que cela pourrait avoir. Et les risques de brûlures : les enfants ont tendance à se presser autour de convecteurs brûlants pour se réchauffer. Les convecteurs électriques : une solution d’urgence, très provisoire, qui peut servir quelques jours, mais ne peut en aucun cas se transformer en solution pour toute une saison de chauffe.

Car ce que dénonce la FCPE Saint-Denis, c’est qu’aucune solution pérenne ne semble se profiler. Dans ses réponses officieuses suite aux plaintes des parents, la Ville annoncerait, pour certaines écoles, que des réparations devraient intervenir durant les vacances d’hiver, ce qui reporterait à mars, quasiment la fin de l’hiver, le retour du chauffage.

13/01 : interpellés par les parents à bout, la FCPE Saint-Denis envoie une demande d’audience à la Ville

Mais que se passe-t-il ? Problème de chaudière ici ? Problème de canalisation là ? Les services techniques passent et repassent pour refaire des diagnostics déjà établis... ou pour gagner du temps ?

En l’absence de réponse claire sur une situation catastrophique, des rumeurs circulent de contrats non honorés par la Ville qui auraient entraîné une suspension des prestations jusqu’à février. Cela paraît improbable. Mais que la Ville soit incapable de remettre en service le chauffage dans ses écoles le paraît tout autant. Une audience est demandée avec les représentants de parents des groupes scolaire concernés afin d’obtenir des explications et des solutions.

En attendant, les enfants et les personnels gèlent dans les écoles et centres de loisirs concernés. Il y a deux mois, les enfants étaient sans cantine parce que la Ville refusait d’écouter des personnels à bout. Il a fallu une vaste mobilisation des parents aux côtés des agents pour contraindre la Ville à des concessions.

Aujourd’hui, des enfants passent l’hiver sans chauffage. Alors qu’il s’agit bien évidemment d’une condition nécessaire pour que les apprentissages se déroulent sereinement.

Mais qu’arrive-t-il à notre ville ?

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