Le Collectif Combat pour l’Hébergement 93 dénonce l’hypocrisie et le cynisme de la Nuit des “Solidarités” ce 23 janvier 2024, organisée par la ville de Saint-Denis et appelle à un accès à l’hébergement digne, stable et pérenne pour toustes ! Vendredi 24 Janvier 14h - Préfecture/Hotel du Département, Esplanade Jean-Moulin, Bobigny

, par La Rédac’

Après des mois de lutte le Collectif Combat pour l’Hébergement a enfin obtenu une rencontre avec la DRIHL (Direction régionale et interdépartementale de l’Hébergement et du Logement) et le Conseil Départemental. Nous avons besoin de votre soutien !

Le Collectif Combat pour l’Hebergement 93 dénonce l’hypocrisie et le cynisme de la Nuit des “Solidarités” ce 23 janvier 2024, organisée par la ville de Saint-Denis.

Nous, femmes exilées avec ou sans papier, mères de famille, sans abris ou hébergées dans des conditions insalubres, inadéquates à nos compositions familiales et/ou très éloignées du lieu de scolarisation de nos enfants, dénonçons depuis plusieurs mois l’abandon des pouvoirs publics quant à notre détresse sociale.

À la rue, dans une chambre d’hôtel cohabitant avec les souris et les cafards ou encore dans des hébergements changeant plusieurs fois de département en quelques jours, nous nous battons contre les discriminations dans l’accès à un hébergement.

La Nuit de la “Solidarité” organisée par la ville de Saint-Denis à pour but de recenser les personnes en situation de rue. Cela fait plusieurs mois que nous les interpellons à ce sujet, nous nous sommes comptées et les chiffres ils les ont ! Nous avons rencontré cette même mairie afin d’exposer nos besoins que ce soit en terme d’hébergement mais aussi d’accès à un suivi social afin de faire aboutir nos démarches administratives.

Nous exigeons aujourd’hui que la mairie cesse de se dérober à ses responsabilités. Le recensement ne doit pas être un acte symbolique, mais le premier pas vers des solutions concrètes et durables pour les familles qui souffrent en silence. Tant que des femmes et des enfants dormiront dans la rue ou dans des conditions indignes, la solidarité ne pourra pas être qu’un mot. Nous serons là, plus unies que jamais, pour rappeler que la dignité humaine n’a pas de prix et qu’il est temps que Saint-Denis passe des paroles aux actes.