Article actualisé. Le communiqué du Collectif de l’ilot 8. Le fonctionnement des associations – et autres structures – entravé à la Maison Jaune (ilot 8 Basilique), à la Bourse du travail et au Pont Commun à La Plaine

, par La Rédac’

La Maison Jaune située sur la dalle de l’Ilot 8 est un Local Commun Résidentiel (LCR), c’est à dire un local appartenant au bailleur Plaine Commune Habitat mis à la disposition de ses locataires, des associations existantes sur le quartier. Ils en existent dans chaque cité, résidence appartenant à Plaine Commune Habitat. Lieu d’échanges, de lien social, d’élaboration de projets, ces locaux sont gérés par les acteurs de quartiers. L’accès, le planning d’utilisation des lieux, la mise à disposition des locaux pour un projet à construire, une fête à préparer se fait en toute simplicité. Plaine Commune Habitat y met brutalement fin.

Tout cela semble bien être remis en cause. En tout cas pour ce qui concerne La Maison Jaune.
Les serrures de la porte d’accès au local ont été changées par le bailleur et dorénavant pour utiliser ce Local Commun Résidentiel, il faut en faire la demande… au directeur général de Plaine Commune Habitat !

Une étrange décision, au moment même où se déroule une enquête publique, close depuis le 23 avril, concernant l’îlot 8 Basilique ou s’affrontent deux points de vues, celui du bailleur qui souhaite résidentialiser l’îlot 8 et celui du Collectif de l’îlot 8, soutenu par de nombreux locataires, qui s’oppose à ce projet.

Le Collectif de l’îlot 8 tout naturellement se réunissait, comme d’autres, à la Maison Jaune. Qu’en conclure ?

Suite à l’incendie qui a touché le 110, la Bourse du travail, dans laquelle devaient se tenir les permanences du DAL, n’est plus accessible. Les permanences du Dal ainsi que son Assemblée générale prévue de longue date ne pourront se tenir, la Bourse du travail étant fermée les 25, 26 et 27 avril. Pourquoi ? La municipalité craignant une réoccupation de la Bourse du travail par des personnes à la rue va au plus simple : on ferme. Est-ce une manière de traiter les structures qui en ont besoin ?

Au Pont commun, ancienne gare du RER B, local mis à disposition de nombreuses associations depuis plusieurs années, il n’y a plus d’électricité depuis plusieurs jours. Que se passe-t-il ?

La concomitance de tel et tel événement, la manière de faire, la brutalité des décisions ne peuvent qu’interroger, inquiéter.

La municipalité, dans sa frénésie de fermetures d’équipements – et par ricochet PCH – est-elle prise dans une spirale infernale : le contrôle strict des équipements dont elle est propriétaire, voire l’étouffement programmée d’acteurs de la vie associative qui ne partagent pas son point de vue ?

LA FERMETURE DE LA MAISON JAUNE : UNE DECISION INACCEPTABLE

La Ville et le bailleur Plaine Commune Habitat ont osé fermer la Maison Jaune et arrêter toutes les activités qui s’y déroulaient depuis des années.

Le mercredi 23 avril, à 14h devait se tenir une réunion entre le collectif des locataires de l’Ilot 8 et le bailleur pour signer une convention d’occupation de la Maison Jaune. Mais à 11h le responsable chargé des clés annonçait le changement des serrures, l’annulation de la réunion et l’obligation pour le collectif de s’adresser au DG de PCH, Monsieur Olivier Rougier, pour toute demande de salle de réunion.
Cette décision brutale fait suite à celle de mettre un terme à l’activité dans ce local, en décembre 2024, de l’association Maison Jaune et de l’artiste à l’origine du projet, Julia Maria Lopez Mesa. Elles animaient, avec les habitants de l’îlot, la dalle, proposaient des activités aux enfants, accueillaient des associations culturelles, permettaient aux locataires de se réunir pendant toutes ces années dans un lieu vivant, devenu le centre du quartier.

Elle met fin à un projet de l’association qui avait obtenu ses financements (70 000 E pour 2024 et 2025), qui visait à créer une dynamique liée à l’imaginaire des jardins du bâtiment de Renée Gailhoustet.
Ce local est un LCR, un Local Commun Résidentiel, destiné aux activités des locataires, dont la construction et l’entretien sont payés par les locataires. Depuis 7 ans, le collectif s’y est réuni tous les mois. Les réunions d’information sur les charges, sur la rénovation de l’îlot s’y sont tenues régulièrement.

La fermer aujourd’hui sans la moindre explication est une décision irresponsable, autoritaire, bureaucratique, prise contre l’intérêt des locataires de l’îlot. C’est une décision inacceptable
En échange de quoi ? De rien. Pas de projet annoncé, Pas de discussion sur l’usage de ce lieu.

Seule reste la volonté d’empêcher les locataires du collectif de l’îlot 8 de se réunir, de mener campagne contre le projet de résidentialisation, de préparer des affiches, des banderoles, contre le saccage annoncé de l’îlot, patrimoine remarquable construit par Renée Gailhoustet, contre la fermeture de la dalle par quelque moyen que ce soit, la destruction des escaliers, la suppression des passerelles, le retournement des halls, la suppression des services en rez de dalle.

Depuis le début la Ville, le bailleur veulent imposer leur rénovation contre l’avis des locataires. La fermeture de la Maison Jaune est une étape de ce passage en force.

Nous exigeons que Plaine Commune Habitat rétablisse au plus vite l’utilisation légitime du local de la Maison Jaune par les locataires de l’Ilot 8.

Le collectif de l’Ilot 8