Un communiqué des unions locale et départementale CGT dénonce la fermeture prévue par la municipalité, pour 2 semaines, de la Bourse du travail de Saint-Denis.
Ils soulignent dans leur communiqué que : « Les conventions signées entre la municipalité de Saint-Denis et les organisations syndicales doivent être respectées !
L’accès aux locaux syndicaux (salles et bureaux) ne peut pas être interdit même durant l’été. Les mauvais coups patronaux ne prennent pas de vacances ! Les salarié.es ont besoin de venir et rencontrer leurs militant.es syndicaux dans ce bâtiment qui est leur bien commun. Les militant.es doivent pouvoir travailler avec leur matériel toute l’année. »
Le bruit avait commencé à courir dès le mois de juin, amplifié en juillet, sans être formalisé. Un ballon d’essai en quelque sorte.
La fermeture conduirait immanquablement à entraver les missions de la Bourse du Travail, en premier lieu, l’information, l’accompagnement, la défense des salariés, précaires ou travailleurs sans papiers que dispensent les organisations syndicales sans compter l’impossibilité d’y accéder pour tous ceux qui s’y réunissent régulièrement.
En d’autres termes une fermeture de la Bourse du travail ne peut que constituer une entrave à l’activité des organisations syndicales et des associations.
On a beau chercher autre chose, le mot d’entrave s’impose.
Outre cette entrave, cela conduit par ailleurs, ce que souligne un syndicaliste, à imposer aux agents de la Bourse du travail des congés obligatoires à cette période de l’année. En ont-ils tous envie ? Dans quelles conditions cela est-il imposé ? La législation, en particulier le délai de prévenance d’un mois, a-t-il été respecté ? Leur a-t-on proposer une alternative ? Un déplacement dans d’autres services ?
Autant de questions qui s’imposent à ce stade et sur lesquels le Blog de Saint-Denis reviendra.
Une certitude à ce stade : ceux qui vont pâtir de ce projet. Les travailleurs, les salariés, leurs organisations syndicales, les associations.
C’est un choix. Celui de Mathieu Hanotin.