DAL Saint-Denis Plaine Commune
Revendications pour les élections municipales à Saint-Denis / Pierrefitte. Janvier 2026
Dans un contexte général de crise du logement cher, Saint-Denis et Pierrefitte sont particulièrement touchés et cette question cruciale impactent l’ensemble des habitant.e.s de la ville :
Le nombre de personnes et familles à la rue ne cesse d’augmenter. Les chiffres publiés par Interlogement 93, qui gère le 115 sur le département sont alarmants : chaque jour, plus de 300 personnes arrivent à joindre le 115. Ceux ci représentent plus de 400 personnes, dont la moitié d’enfants, les meilleurs jours, seuls une vingtaine de familles et personnes obtiennent un hébergement pour la nuit. Ce sont en réalité beaucoup plus qui sont laissés à la rue chaque soir puisque l’immense majorité des personnes à la rue n’essaient plus ou ne parviennent pas à joindre le 115. La loi impose à l’État d’héberger toute personne à la rue, la mairie peut faire acte de solidarité et réquisitionner les immeubles, infrastructures et bureaux vides.
Dans certains quartiers, un logement sur 5 est insalubre. Pour les habitant.e.s de logements indécents, impropres à l’habitation ou dangereux, faire reconnaître l’état de son logement et accéder aux documents concernant ses démarches relève du parcours du combattant. Une fois l’insalubrité ou le péril constaté, les obligations de relogement qui imcombent aux préfectures et mairies en cas de défaillance du propriétaire sont longues et trop souvent seuls les locataires avec un bail sont pris en compte, au mépris des victimes de marchands de sommeil dont le relogement est pourtant prévu par la loi. Une vraie politique de lutte contre l’habitat insalubre protectrice des habitants doit prévoir le relogement de l’ensemble des habitants et ce dans le quartier. Pour cela, les logements une fois réhabilités doivent devenir des logements sociaux accessibles à toutes et tous.
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Plate forme revendicative du Collectif Combat pour l’hébergement 93
Cette plateforme de revendications a été rédigée d’après l’expérience de la lutte du Collectif Combat pour l’Hébergement 93.
D’après les récits de vie, de galères pour l’accès à l’hébergement et aux démarches sur notre territoire dionysien. Nous avons formalisé des réclamations et des constats afin qu’un changement durable s’opère dans nos vies.Ce changement passe nécessairement par une transformation radicale de l’administration de notre commune de Saint-Denis Pierrefitte.
Après la lutte du printemps dernier, plusieurs dizaine de places d’hébergement d’urgence ont été arrachées mais également des mises à l’abri. Cette lutte fut rude et pourtant la victoire est en demi-teinte. En effet, les hébergements sont parfois loin de notre vie dionysienne où se situe nos lieux de soin, où les enfants sont scolarisé.es.
De plus les conditions dans les hôtels ne sont pas toujours dignes et l’horizon d’un logement stable et pérenne pour tous.tes se fait encore attendre.
"Le Préfet, représentant de l’État dans le département, est responsable de la mise en œuvre du droit à l’hébergement d’urgence pour les personnes sans-abri, dans le cadre du dispositif de veille sociale.
“Dans chaque département est mis en place, sous l’autorité du représentant de l’État, un dispositif de veille sociale chargé d’accueillir les personnes sans abri ou en détresse, de procéder à une première évaluation de leur situation médicale, psychique et sociale et de les orienter vers les structures ou services qu’appelle leur état.”
Code de l’Action Sociale et des Familles, article L. 345-2
1 - Les préconisations existent mais ne peuvent être appliquées 2 - Une situation insoutenable à l’échelle départementale
3 - État des lieux à Saint-Denis
4 - Exigences
5 - Demandes structurelles pour une solution durable et digne
6 - Nos incontournables
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Lettre ouverte du Centre Socioculturel Coopératif Le 110
Mesdames, messieurs
Je me permets de m’adresser à vous, en ma qualité de président de la SCIC CS COOP Le 110 et avec l’ensemble des associé.es et participant·es de la coopérative, afin de vous interpeller au sujet des enjeux sociaux et politiques portés par les structures collectives et citoyennes de notre territoire, et afin de vous inviter à formuler vos intentions et engagements à leur égard.
Comme beaucoup de collectifs de la ville de Saint-Denis et de Pierrefitte-sur-Seine, nous exprimons notre inquiétude face aux entraves qui dévitalisent les activités associatives et citoyennes :
– les attaques contre les libertés associatives et la répression des mouvements revendicatifs,
– la restriction des dotations financières dans tous les domaines culturels, sociaux, éducatifs...,
– la réduction de l’accès aux services publics, en particulier dans les quartiers des villes populaires, qui augmente d’autant les besoins de la population, les structures sociales et socioculturelles collectives étant de plus en plus sollicitées pour apporter des réponses à ces besoins,
– l’encadrement des initiatives des collectivités locales par des dispositifs, notamment ceux de la « politique de la ville »,
– la généralisation des financements contraints par des « appels à projet » (y compris ceux émanant des collectivités locales.
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Le jardin Haguette doit vivre
En 10 ans, le Jardin Haguette est devenu un bien commun.
Jardin partagé, il associe habitantes et habitants, enfants des écoles, jeunes de l’IME, seniors, personnes en situation de handicap au maraichage au cœur de la ville. . Il invite toutes et tous à entretenir sans cesse ce poumon vert, véritable bien partagé aux soins comme au service de la communauté. Il construit du commun dans l’apprentissage des gestes, le compagnonnage bénévole , le croisement de parcours de vie toujours singuliers, l’enracinement des mondes qu’il réunit dans le soin de la
vie, des lieux et des joies.
Jardin ouvert, il rythme les saisons de moments festifs et culturels, scandés par des fanfares et des chorales, des contes pour enfants, des démonstrations de cirque et de danses du monde, des concours de citrouille à Halloween, des cueillettes des œufs en chocolat. Il est un lieu de rencontres et de reconnaissances et noue des liens avec collectifs et associations de toute la ville. Il convie artistes et universitaires à sa réflexion comme à ses événements.
Jardin solidaire, il accompagne toutes celles et ceux qui sont venu.es y chercher du soutien, il aide dans les démarches et les difficultés et favorise de nouveaux départs.
La menace d’un projet destructeur
L’équipe municipale qui s’était engagée à sanctuariser le jardin en 2020, nous a présenté en 2022 les grands axes de son projet pour l’ilot Haguette, confirmés en 2025 par la SOREQA, sans tenir aucun compte de nos remarques et propositions d’alors.
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Sécurité, police municipale et respect des droits à Saint-Denis
Madame, Monsieur,
Nous sommes un collectif d’habitant·es de Saint-Denis mobilisé contre les violences policières et pour le respect des droits et des libertés publiques, constitué depuis 2022.
À l’approche des élections municipales, nous souhaitons connaître la position des différentes formations politiques sur les politiques de sécurité menées et envisagées dans notre ville.
Saint-Denis dispose d’une police municipale, en complément de deux commissariats de la police nationale. Les choix opérés par la municipalité en matière de sécurité, de tranquillité publique et de relation entre les forces de l’ordre et la population ont donc un impact direct et quotidien sur la vie des habitant·es.
Notre démarche est simple et transparente : nous adressons à l’ensemble des candidat·es une série de questions identiques.
Les réponses reçues seront publiées dans leur intégralité, sans modification, et rendues accessibles à l’ensemble de la population afin de permettre un débat public éclairé.
Merci de nous retourner le document complété avant le 22 février 2026 sur l’adresse mail : stopviolencespolicieres-saintdenis@riseup.net
Collectif pour le Respect des Droits des étrangers. Quels engagements ? Quel soutien de la part des candidats ?
Dans un contexte dramatique de durcissement des lois sur les étrangers, pour ceux et celles en situation irrégulière, mais aussi pour ceux et celles qui doivent renouveler leur titre, alors que nombre d’entre eux et elles vivent en France depuis des dizaines d’années, ont des enfants nés en France voire français, un travail, un domicile, nous constations que la situation est rendue encore plus critique lorsqu’iels vivent à Saint Denis ou dans des communes qui relèvent de la sous préfecture de Saint Denis. A leur précarité extrême, s’ajoute la maltraitance par l’administration préfectorale.
Nombreux.ses sont ceux et celles qui perdent leurs droits (travail, allocations...) en raison des carences de la sous-préfecture qui ne renouvelle pas leurs titres de séjour dans les délais prescrits, et ceci sans leur donner de justificatif entre-temps. Les premières demandes de titre de séjour, elles, relèvent du parcours du combattant, la durée d’instruction d’une demande d’admission exceptionnelle au séjour étant de 3 ans et plus sur le territoire du 93.
En plus de ces délais qui ne finissent pas de s’allonger, les conditions d’accueil à la sous préfecture sont indignes, avec des files d’attente et des renvois sans avoir accès à des interlocuteurs autres que les agents de sécurité.
Cette maltraitance ne fait que s’ajouter à leurs conditions de vie difficiles. De nombreux.ses étranger.es vivent à la rue, certain.es avec des enfants, comme les femmes qui sortent de l’hôpital avec leurs nouveaux nés sans solution d’hébergement.
Depuis plus d’un an, le Collectif Respect des Droits des Etranger.es (CRDE93), en lien avec les autres collectifs du 93 et d’Ile de France (Bouge ta prèf Ile de France et Livre noir 93), dénonce les lois liberticides contre les étrangers ainsi que les pratiques qui font des Préfectures des fabriques de sans papiers. Une présence est assurée tous les vendredis matins devant la sous- préfecture de Saint-Denis, pour témoigner des maltraitances et apporter un soutien aux usagers qui font des heures de queue devant les grilles. Le collectif tente de les aider avec le réseau des associations locales. Plusieurs manifestations ont été organisées ainsi que des rendez- vous à la sous préfecture et à la préfecture de Bobigny, sans résultat concret.
contact : collectifrde93@gmail.com
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Lettre du Collectif bus candidates et candidats
Mesdames, Messieurs les candidates et candidats,
Depuis trois ans nous intervenons, au nom de 6 000 pétitionnaires, pour faire revenir les bus
(153, 253, 239) en Centre-Ville, suite à la décision de M. Hanotin d’en supprimer la desserte
directe. Nous avons constamment dénoncé les conséquences violentes et négatives sur la vie
quotidienne de milliers de Dionysien.nes, et fait des propositions alternatives. Le Maire n’a
jamais estimé utile de nous entendre à ce sujet et après des mois de déni, a finalement décidé
de « régler » le problème autoritairement, à deux mois des élections municipales. Ces
« solutions » ne sont que partielles.
Ainsi, le 239 a maintenant son terminus (en boucle) place de la Résistance, mais les difficultés
de circulation sont telles qu’il reste souvent à la Porte de Paris, d’autant que les riverains de
la rue Désiré-Lelay subissent une gêne importante. Une solution autre peut être trouvée avec
une boucle par la rue de la Légion d’Honneur puis place Robert-de-Cotte, la rue de la Légion
d’Honneur pouvant être transformée en rue des écoles, piétonne, dans sa dernière partie.
Pas de modification du parcours détourné du 153, alors que précédemment il traversait et
desservait donc tout le Centre-Ville. Il a été remplacé par le 240, sorte de navette qui relie le
seul quartier SFC à la place du 8 mai 1945, avec des problèmes d’amplitude horaire et de
fréquence. Quant au 253, si un arrêt Paul-Langevin l’a rapproché du Centre-Ville, il n’a vu
aucune amélioration de sa fréquence nettement insuffisante.
Nous sommes convaincu.es que si les habitant·es-usager·es, leurs collectifs, avaient été
associés et entendus, un tel gâchis aurait été évité.
Il s’agit donc maintenant de nous entendre, pour trouver de meilleures réponses aux besoins
des habitant.es comme à l’exigence environnementale.
Nous voulons la création d’un Comité de suivi associant à la Mairie, IDFM et les usager.es.
IDFM nous a déjà fait savoir son accord de principe, tout comme l’Association des Usagers
des Transports en IDF qui soutient la démarche de notre collectif.
Le Plan de Mobilités Régional fait des bus une priorité, car facteurs d’intégration (PMR),
d’égalité et de fluidité entre les quartiers, assurant le droit de se déplacer librement. Les
habitant.es en parlent comme de leurs lignes de vie.
Votre programme met une priorité sur une large consultation des habitant.es.
Nous vous demandons, par conséquent, de vous engager concrètement sur les modalités de
l’association des habitant.es, en particulier avec la création d’un Comité de suivi avec la
participation des usager.es, pour tous les projets concernant les déplacements.
Dans l’attente de votre réponse, recevez, Mesdames, Messieurs les candidates et candidats,
nos sincères salutations citoyennes.
Saint-Denis, le 28 février 2026
Le Collectif Bus.
Contact collectifshabitantsbus@gmail.com