Où est passée la sculpture de Nicolas Cesbron en hommage aux victimes de l’esclavage ?

, par La Rédac’

A deux pas de la médiathèque du centre-ville, de la Basilique, de l’hôtel de ville de Saint-Denis, de la Maison d’éducation de la Légion d’Honneur, à l’ombre de grands arbres, vestiges d’anciens jardins, la sculpture, réalisée par l’artiste dionysien Nicolas Cesbron, était le symbole de la journée de commémoration qui rassemblaient, depuis le 23 mai 2013, tous ceux qui voulaient rendre hommage aux victimes de l’esclavage. Elle n’est plus là. Ni la plaque commémorative. Et aucun mot ne vient expliquer sa disparition. Seul trône aujourd’hui, à quelques mètres du socle, un anneau olympique planté en terre dans un massif de plantes. L’olympisme contre la mémoire de l’esclavage ?

"Le 23 mai 2013, à l’occasion de la journée de commémoration des victimes de l’esclavage colonial, la ville de Saint-Denis a organisé une série de manifestation rendant hommage aux personnes déportées et réduites en esclavage.

La cérémonie débute par le chant Esklav nou te ye, dans la Basilique de Saint-Denis et se poursuit par l’inauguration du monument, non loin de l’hôtel de ville en présence de Victorien Lurel, alors ministre des Outre-mer, qui y dépose une gerbe.
Etaient également disposés des panneaux reprenant les listes des personnes mises en esclavages en Guadeloupe, par commune. Plusieurs acteurs étaient présents sous des barnums portant leurs discours.

Parmi eux, le maire de Saint-Denis, Didier Paillard, affirmant que la ville est la seconde d’Île-de-France accueillant le plus d’originaires d’outre-mer. Une intervention remarquée fut aussi celle de Serge Romana, président du Comité Marche 98 à l’initiative de l’événement, ému d’avoir « vaincu l’oubli. Nous voulons faire triompher la réconciliation et non la haine et le ressentiment (...) il est temps de faire la paix avec l’Afrique qui est en nous. »

Pour la réalisation de cette oeuvre commémorative, le Comité de Marche 98, en partenariat avec la région Guadeloupe, a retrouvé les prénoms, matricules communaux, lieux de naissance, âges et patronymes d’esclaves décédés, aux archives nationales, à partir des registres des nouveaux libres de 1848 à la Guadeloupe."

Texte tiré du site de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.

Où est donc passée la sculpture de Nicolas Cesbron ?