On a tous en mémoire un tag plus ou moins grand, un graffiti que chacun a pu voir durant de longues semaines voire de longs mois sur un mur d’une propriété privée, un ouvrage, une infrastructure publique. Des tags dont souvent le sens nous échappait. L’absence de message semblait garantir leur longévité. Ce n’est pas le cas des collages que réalisent des habitants, riverains du parc Marcel Cachin qui constatent l’intervention rapide, systématique des services/prestataires de Plaine Commune pour effacer la revendication qu’il affiche sur les palissade entourant aujourd’hui le parc Marcel Cachin en travaux : « Non à la clôture ».
Des collages pourtant bien moins dégradants que ceux qui s’étalent souvent, à la peinture, sur les murs ici ou là.
De l’application « Bien vu » lancée par Plaine Commune, pour résoudre au plus vite des désordres sur l’espace public, on passe donc ici à l’effacement de tout propos « Mal vu » par son président, Mathieu Hanotin.
Ne faudrait-il donc pas renommer l’application « Bien vu » en « Mal vu, vite censuré » ?
Le dernier collage effectué par le Collectif vendredi 8 a été effacé dès le lundi 11 août…
48 heures de trop sans doute !
PS : Nous publions le courrier adressé à Laurent Monnet, maire-adjoint en charge du projet, le 2 août ainsi que le compte-rendu du Collectif des riverain.es et usager.es du parc Marcel-Cachin qui fait le point à fin juillet sur les travaux en cours, les incertitudes sur le parcours des bus et résume les attentes et revendications du Collectif.
