Le conseil de territoire a entériné l’évolution du PLUi. C’est à cette occasion qu’a été mis au premier plan l’avenir du parc existant sur le Campus Condorcet à la fois par une élue d’opposition d’Aubervilliers, Nabila Djebbari, qui a défendu un amendement sur le sujet et par l’intervention de Sophie Rigard, élue d’opposition à Saint-Denis.
Ni les propres orientations de Plaine Commune, ni sa délibération sur l’urgence climatique du début de mandat, ni même l’esprit qui a présidé aux évolutions du PLUi adopté n’ont contribué à infléchir la position de Mathieu Hanotin, d’Adrien Delacroix, élu à l’urbanisme et de leur majorité pour préserver l’existence du parc.
Ce sont pourtant les élus en responsabilités qui sont en situation de discuter avec l’Etat, de faire prévaloir l’intérêt général de la population. Celle du quartier, des usagers du Campus, de la ville d’Aubervilliers, du territoire dans son ensemble, chaque parc contribuant à adapter nos villes, à accroitre leur robustesse face au réchauffement climatique et à l’effondrement de la biodiversité et améliorer le quotidien des habitants.
Ce sont les élus en responsabilités qui sont en situation de discuter avec les établissements publics, de se rapprocher d’opérateurs privés, propriétaires de locaux, de s’appuyer sur les moyens dont ils disposent pour construire une alternative économe d’espace, de pleine terre, de ressources de toutes natures, financières, de matériaux, pour répondre aux besoins bâtimentaires du Campus tout en préservant l’existence du parc de l’ilot 4.
Rien ne semble convaincre la majorité du président Mathieu Hanotin, rIen ne semble en fait les avoir conduit à construire dès le début une alternative. Rappelons que le sujet est sur la table depuis quatre ans. Et c’est bien là que se situe le nœud du problème.
Le véhicule choisi, un amendement à l’occasion de l’adoption du PLUi, était-il le plus pertinent ? Un amendement sur la « sanctuarisation de l’ilot 4 du Campus Condorcet » comportait-il un risque – juridique – pour le PLUi dans son ensemble, voire des encouragements à faire de même sur d’autres secteurs ? Cela avec l’adoption d’un amendement dérogatoire au PLUi évoqué par Adrien Delacroix ?
Dans cette éventualité, que n’ont-t-ils pas proposé une autre voie ?
N’est-ce pas l’inaction du président, de la collectivité en direction de l’Etat, le problème du parc étant publiquement posé depuis 4 ans qui conduit, en 2025, à poser le sujet dans les termes d’un amendement au PLUi ?
Les services ont sans aucun doute exploré quelques pistes mais le politique ?
Cette affaire n’illustre-t-elle pas le choix politique du président et de sa majorité d’éviter tout sujet de conflictualité avec l’Etat et de ne pas donner, de surcroit, un signal négatif aux investisseurs potentiels sur le territoire ?
On ne fera croire à personne qu’une collectivité forte de plus de 450 000 habitants, que dirige un maire-président de la deuxième ville d’Ile-de-France n’a pas les moyens de défendre, construire une alternative conforme à l’intérêt général.
D’ailleurs Mathieu Hanotin n’a-t-il pas cessé de justifier la fusion – imposée – avec Pierrefitte pour être plus fort vis à vis de ses interlocuteurs, des partenaires institutionnels, de l’Etat ?
Pourtant, tout occupés à vouloir renforcer « l’attractivité du territoire », l’existence de ce parc, sa sauvegarde n’est-elle pas à mettre au crédit de cette orientation ?
Rien n’est définitivement joué, pour les usagers, les habitants et leurs soutiens. Le combat se poursuit.
Est-ce l’éternel remake du combat du pot de (pleine) terre contre le pot de fer ?
Pour dépasser ce combat inégal, n’était-ce pas, n’est-ce pas encore à Plaine Commune de peser de tout son poids ?
PS : Nous indiquerons par la suite les votes précis sur les amendements proposés et le PLUi.