Principaux résultats issus de la base de données Diagnostic de Performance Energétique au regard du confort d’été (Etude POUGET Consultants-IGNES)
Portant sur près de 9 millions de DPE, l’étude révèle que 9 logements sur 10 étudiés ne sont pas adaptés aux fortes chaleurs, y compris dans les logements récents (RT2012/RE2020) et ceux performants énergétiquement (classés A ou B).
Tout DPE confondu, près d’1 logement sur 2 est considéré comme « bouilloires thermiques » au sens de l’indicateur (classement en « insuffisant ») avec quasi exclusivement comme raison le manque de protections solaires. Un chiffre qui reste de plus d’1 tiers pour les logements performants qui, s’ils sont efficaces l’hiver, peuvent se transformer en « bouilloires thermiques » lors de fortes chaleurs.
Autre constat surprenant, le nombre de logements classés « bon », très minoritaire, ne progresse pas au fil des années de construction et de leurs réglementations
Une approche territoriale fait apparaître que certaines grandes villes très exposées aux phénomènes d’îlots de chaleur concentrent un nombre important (>50%) de bouilloires thermiques (ex. Paris ou Lille).
Le recoupement des logements avec un indicateur insuffisant et l’équipement en climatisation met en évidence une proportion importante (1 sur 2) de logements climatisés sans avoir effectué les « premiers gestes » du confort d’été (installation de protection solaire en particulier), pourtant obligatoires.
La fréquente absence des travaux de confort d’été dans les préconisations des audits énergétiques – réalisés notamment lors de rénovations globales et de ventes de passoires énergétiques – alerte sur une politique de rénovation qui délaisse ce sujet.
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