Comment Saint-Denis, ville monde, cité carrefour nourrie de migrations, l’internationalisme chevillée au corps, pourrait passer à côté de l’actualité internationale ? Ignorer, entre autres, ce qui se joue en Palestine, en Ukraine ? Nous nous en sommes fait l’écho.
A quelques mois d’une échéance capitale en France, au moment où l’extrême-droite menace nous avons fait le choix de faire un détour par le Brésil. Le président sortant Luiz Inácio Lula da Silva, dit Lula, va affronter un candidat d’extrême-droite, Flavio Bolsonaro, le fils de Jair Bolsonaro, battu en 2022. Ce dernier, condamné à la suite de sa tentative de coup d’Etat en 2023, à l’image de celui de Trump lors de l’assaut du Capitole en 2021, purge actuellement une peine de prison de 27 ans.
L’issue de l‘élection présidentielle brésilienne pèsera sur le continent sud-américain comme le résultat de l’élection présidentielle en France pèsera en Europe et toutes deux au-delà.
Pour cela nous avons proposé à un dionysien – que beaucoup connaissent – de nous faire part, d’ici le résultat de l’élection, de l’actualité brésilienne, du climat politique, culturel d’un pays qui, après l’Argentine de Javier Milei, le Chili de José Antonio Kast, et tout dernièrement la Colombie avec Bernardo Della Espriella et Keiko Fujimori au Pérou, fait aujourd’hui figure d’exception sur un continent que grignote l’extrême droite.
Carte blanche donc à Laurent Callonnec, ex-directeur du cinéma L’Ecran, aujourd’hui installé à Brasilia, capitale du Brésil qu’a façonnée Oscar Niemeyer dont les Dionysiens connaissent en centre ville l’ancien siège du journal l’Humanité. Pour ce premier volet, nul n’en sera surpris, il nous parle de cinéma.