Article actualisé le jeudi 26 février à 14 H. En complément de notre article une illustration de ce que nous écrivions hier. Un post Facebook de Mame Doume, élu au conseil d’administration de Plaine Commune Habitat (PCH), interpelle le président de PCH, Adrien Delacroix, actuel maire-adjoint et candidat sur la liste du maire sortant Mathieu Hanotin quant à l’utilisation d’un local commun résidentiel (LCR) pour une réunion de campagne. Nous terminions notre article de la sorte : Faut-il rajouter quelque chose ?
Nous ne pensions pas qu’une illustration du deux poids deux mesures viendrait aussi vite. Nous n’avons rien à rajouter à ce post. Si quelque chose en fait, une réunion de campagne de Mathieu Hanotin qui se déroule allée Che Guevara, n’y a t-il pas quelque chose qui cloche ?
Comment ne pas prendre pour de la poudre aux yeux les paroles de contritions prononcées lors d’un Facebook live par le maire et ses annonces concernant la démocratie locale au regard du mandat qui s’achève et des pratiques toujours en cours en pleine campagne électorale.
Disposer de salles municipales ou dépendant du bailleur pour des associations ou collectifs d’habitants s’avère très difficile. On s’arrêtera à un seul exemple, le plus récent s’agissant des difficultés d’obtenir une salle pour le débat qui s’est déroulé autour de L’urbanisme sécuritaire. Une demande de salle effectuée le 23 décembre a reçu une réponse positive le 11 février soit 3 jours avant la rencontre débat programmée le 14 février !
On voudrait mettre des bâtons dans les roues à ceux qui entendent faire vivre le débat dans la ville qu’on ne s’y prendrait pas autrement. La stratégie – difficile à force de ne pas y voir une volontaire intention – consiste à ne dire ni oui, ni non. On fait durer. C’est le sort que subissent les demandes de l’association Droit Au Logement (DAL).
Des lieux existants fermés, – c’est le cas de la Maison Jaune servant de Local Commun Résidentiel (LCR) sur la dalle de l’îlot 8 – l’obtention d’une salle par le bailleur Plaine Commune Habitat est d’autant plus impérative. Rappelons que le bailleur se doit de répondre positivement à la demande de salle en particulier aux associations de locataires représentées et dûment élues au conseil d’administration de PCH.
Cette pratique du bailleur, la municipalité la fait sienne dans une période particulière, celle des élections municipales.
Malgré des demandes faites très en amont, les réponses tardent, tombent avec retard voire dans les derniers jours faisant peser ainsi une grande incertitude pour les organisateurs.
Une manière de faire, ou plutôt de ne rien faire dans une temporalité acceptable qui constituerait une forme larvée d’entrave à la libre expression des opinions, à la bonne information des Dionysiennes et des Dionysiens appelé.e.s à se prononcer les 15 et 22 mars.
Posons donc la question : serait-ce une stratégie ?
Une deuxième question s’impose. La demande de salle transite par les services. Et pas n’importe lequel.
Un service, c’est beaucoup dire. Par une personne dont par définition la loyauté vis à vis du maire ne peut être mis en doute : son chef de cabinet.
On pourrait s’attendre à ce que ces demandes transitent par un service, par des agents publics dont en premier lieu la neutralité ne souffre aucun soupçon ?
On est d’autant plus fondé à s’interroger quand on sait que le chef de cabinet en question figure sur la liste du maire sortant et met en scène sa candidature sur les réseaux.
Libre à lui de se positionner, d’affirmer son choix, son opinion mais libre à tous ceux qui font une demande de salle de s’interroger sur un possible conflit d’intérêt.
Cette situation si on la rapproche d’une note de service de juin 2025 adressée à toutes les directions et à tous les agents en septembre dernier intitulée « Devoir de neutralité des agent.e.s en période pré-électorale » ne manque pas de sel.
Faut-il rajouter quelque chose ?
