On vous avait déjà parlé d’Olivier Rosenthal. On vous invite à nouveau à découvrir ou revoir son travail. Un monde où s’affiche en couleurs franches, certains diront criardes, la multitude. Multitude de personnages dont déborde chaque toile. Mémoires, un temps, d’une vie de marin, réminiscences des visites au Musée de l’Homme, triptyque où se mêlent et s’entremêlent figures toltèques et toucan, c’est la jungle. Le Douanier Rousseau veille.
La multitude. Ses totems ? Le peuple. Partout. Ses figures. Ses espaces de rencontres. Métro, marché, bars. Baby foot, belote, bras de fer. Une peinture de la sociabilité qui traverse les âges. Résiste au nivellement. Boit. Beaucoup. Souvent trop. Se dépoitraille. Gueule quand il faut gueuler et emmerde les pisse-froid. La vie.
Olivier Rosenthal n’hésite pas à nous livrer des saynettes picturales. L’histoire de art revisité. L’Olympia est une cochonne, la Jeune fille à la perle aussi. Les Ménines en ferme des animaux. Munch crie au sacrilège. Olivier Rosenthal s’amuse. Beaucoup.
Couples de religieux. Il y en a pour tout le monde. Chrétiens, Muslims, Feujs, Mormons. Prier ensemble. As-salâm ‘aleïkoum. Chalom pour tous.
Tranquille, petit sourire serein au coin des lèvres, malicieux, Olivier Rosenthal prêche. Pour la vie, la couleur, le tumulte et poursuit son chemin.
C’est ce dimanche et toute la semaine prochaine à partir de 11h jusqu’à 19h.
