Une vingtaine de locataires de Pablo Neruda étaient présents à la réunion convoquée pour faire le point après celle qui s’est tenue le 13 février au sujet des multiples désordres dans le réseau de distribution d’eau. Absence d’eau chaude, eau trouble, intervention pour le rétablissement de l’eau chaude sans parvenir à des niveaux de température nécessaires pour se conclure par la découverte de légionelles.
La réunion a permis de revenir sur ces épisodes successifs à Pablo Neruda et de pointer ce que chacun s’accorde aujourd’hui à dire et à reconnaitre : le manque de réactivité du bailleur et l’absence d’une procédure qui, en cas de désordre sur le réseau, doit conduire à mener des analyses sur la présence d’agents pathogènes.
Un incendie comme celui qu’a connu Pablo Neruda, ses conséquences sur le bâti et les réseaux devraient à l’avenir déclencher une procédure avant même que les désordres au sein des logements ou les alertes des locataires ne soient portés à la connaissance du bailleur. C’est le sens de la réponse faite aux locataires par le directeur général de l’office déclarant : « Vous avez raison, on aurait pu aller plus vite » pour ce qui concerne l’intervention des services et annonçant un renforcement des « politiques préventives ».
La colère et le sentiment d’abandon
Cette réponse aura néanmoins du mal à effacer la colère qui s’est exprimée et le ressenti des locataires lors de tout cet épisode : celui d’un abandon et d’une absence de prise en compte de leurs alertes. Encore une fois c’est l’obstination des locataires à faire valoir leurs droits qui a contraint le bailleur à bouger.
Le bailleur semble néanmoins avoir pris la mesure de ce qui s’est passé –mal passé même – puisque ce n’est pas moins de 8 représentants de PCH qui assistaient à la réunion, le président, le directeur général, des directeurs techniques.
Une délégation de locataires du 19, rue Eugène Hénaff s’était aussi déplacée, confrontés eux-aussi pendant de très longs mois à des problèmes dans la distribution d’eau chaude susceptibles de favoriser l’apparition d’agents pathogènes dont des légionelles. Des prélèvements sont prévus dès ce jeudi dans le réseau. Voilà un des premiers effets des « politiques préventives renforcées » à venir.
Le danger sanitaire aujourd’hui écarté
Pour ce qui concerne les résultats des analyses à Pablo Neruda, le traitement du réseau avec le choc thermique et l’injection de chlore a permis de revenir à des taux bien inférieurs à ceux constatés précédemment et qui sont maintenant sans danger pour la santé.
Une nouvelle rencontre de suivi est prévue pour la seconde quinzaine de mars.
Outre l’administrateur représentant des locataires, Jean-Marc Bourquin pour le DAL et Christian Trigory pour Vivre Mieux à PCH, le conseiller municipal d’opposition Bakary Soukouna était présent.
On se félicitera de la présence de nombreux représentants de l’office et d’un directeur adjoint de la direction de la Santé de la ville (la présence de l’Agence Régionale de Santé n’étant requise qu’en cas de légionellose déclarée) et des suites annoncées.
Cela tranche heureusement avec le peu d’attention et de temps que le maire avait souhaité consacrer en début de conseil municipal à ce qui aurait pu être une crise sanitaire d’ampleur.
Beaucoup se souviendront de la réponse de Mathieu Hanotin à l’interpellation de Bakary Soukouna sur le sujet en ouverture du conseil municipal du 13 février : « Non, on n’en parlera pas, ce n’est pas à l’ordre du jour ».