En guise d’hommage renouvelé à Marko Baliwest, son entretien avec le Blog de Saint-Denis

, par La Rédac’

Je suis outré, consterné, sans voix. Regardez ce que certains petits cons ont fait. Ils ont saccagé l’hommage populaire à Azzedine alias Marko Baliwest. Azzedine a fait un boulot extraordinaire en faveur des familles dionysiennes. En plein Covid, il s’est dépensé sans compter en allant récupérer des vivres à Rungis et auprès d’autres grossistes.

C’était un chic type, extraordinaire, qui dépensait sans compter et surtout sans rien demander à personne.
Quand j’ai vu ce saccage, j’ai pleuré. Oui j’ai pleuré de rage et de colère.
Comment salir un homme qui a tant donné pour les autres
J’espère que ce mur sera rapidement restauré et qu’on continuera de parler de cet homme comme l’homme qui a institutionnalisé les aides alimentaires à Saint-Denis.

Ces mots sont ceux de Reda Boudebouz sur son Facebook jeudi 5 mars au soir après sa découverte d’une fresque – vandalisée – rendant hommage à Marko Baliwest.

Nous avions rencontré ce dernier à l’occasion d’un long entretien qui dessinait le portrait d’ « un homme qui a tant donné pour les autres » comme le dit Reda Boudebouz.

Nous gardons de nos brèves rencontres et du temps passé lors de cet entretien, fin février 2023, le souvenir d’un homme très chaleureux, pétillant, cultivé, d’un engagement total, aussi sérieux que son sourire, malicieux. Marko Baliwest Solidarité. Respect.

– Le Blog de Saint-Denis – Qu’est ce qui t’as amené à te lancer dans la solidarité alimentaire ? Qu’est ce qui t’as motivé ?
Marko Baliwest – J’ai commencé il y a peu près trois ans au moment du premier confinement. J’étais chez moi. Je ne savais plus quoi faire. Je tournais en rond. Et puis comme j’avais un véhicule utilitaire disponible, un matin je suis parti à Rungis et puis de fil en aiguille, on récupérait, on distribuait, on récupérait, on distribuait comme on pouvait. C’était un peu de la débrouille, de la démerde. Les marchandises étaient plutôt bien, plutôt moins bien. Le plus important c’était de récupérer des choses, éventuellement trier et les distribuer dans la foulée. Petit à petit, c’était le 14 avril 2020 le début et depuis j’ai jamais arrêter. C’était pas une vocation, parce que je faisais ça comme ça pour m’occuper. Et finalement, ça me plaisait et on a continué.

On peut lire ici la suite de cet entretien.