On peine à comprendre. Alors qu’aujourd’hui 40 foyers dionysiens – dont certains encore en congés vont découvrir la situation – ne peuvent accéder à leur immeuble, un bâtiment de 10 étages, touché par l’incendie du dimanche 11 août, la municipalité n’a à ce jour pas encore pris la moindre décision, le moindre acte concret de solidarité à l’égard des sinistrés.
On ne s’explique pas comment, dans cette situation, aucun(e) élu(e) n’a jugé bon de modifier son agenda, de se rendre disponible pour accueillir la délégation qui s’est rendue en mairie.
On ne se l’explique pas sauf à y voir une cohérence : celle d’une stratégie consistant à ne pas être confronté directement aux demandes des habitants, aux familles en détresse.
On envoie donc la cheffe de cabinet.
Qui peut croire que l’hôtel de ville serait désert de toute autorité politique, pas d’élu.es, pas plus de directeur de cabinet, pas de directeur de cabinet adjoint…
Pire, auraient-ils tous désertés ou pris en même temps un repos bien mérité après être passé d’un stade à l’autre, d’une piscine à une remise de médailles, d’un selfie à un marathon pour tous…
Seuls des actes concrets pourraient démentir cette stratégie de l’évitement.
Même l’élue de permanence, retraitée dans la vie civile, a fait défection ce lundi 19 août !
C’est dire le peu d’empathie et de considération de la municipalité accordés aux familles touchées par l’incendie.
Elles seront jeudi 22 août à 10 heures devant le siège de PCH en préalable à la réunion prévue avec le bailleur. Elles ont besoin de soutien.
Une pétition a été lancée. On peut la signer ici.
Notre précédent article à lire ici, entretien avec Bakary Soukouna, résident du quartier Allende, conseiller municipal d’opposition (Saint-Denis au coeur) et Jean-Marc Bourquin, administrateur de PCH et membre du DAL.
PS : A lire dans le portfolio ci-dessous le communiqué des habitants. Les courriers du député Stéphane Peu et de la conseillère départementale, Silvia Capanema au président de PCH, Adrien Delacroix, ainsi que celui adressé à la vice-présidente du département, Florence Laroche, afin d’activer le FSL (Fonds Solidarité Logement).