L’ avenir du parc du Campus Condorcet au conseil de territoire ce mardi 16 décembre. Après le vote en début de mandat de « L’urgence climatique », quelle position vont prendre Mathieu Hanotin et sa majorité, la droite dont Karine Franclet, la maire d’Aubervilliers ?

, par La Rédac’

Le collectif "Pour un campus vert et ouvert » interpelle les élus territoriaux sur l’avenir du parc du campus Condorcet. Urgence climatique votée à Plaine Commune, schéma directeur de la Région Île-de-France (SDRIF-E) qui doit garantir un cadre de vie de qualité aux Franciliens à l’horizon 2040, carence d’espace vert à Aubervilliers, comment peut-on encore aujourd’hui programmer la destruction d’un parc ?

Monsieur le Président, Madame le maire d’Aubervilliers, Vice-présidente de Plaine commune, Mesdames, Messieurs les membres du Conseil communautaire, maires et représentants des communes du territoire de l’EPT,

 
Si nous vous écrivons aujourd’hui, c’est pour demander une médiation de Plaine commune et d’Aubervilliers auprès du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche afin que puisse être préservé l’espace vert de pleine terre d’un hectare du campus Condorcet.
 
Voir notre manifeste pour la préservation de l’ensemble de l’îlot 4 du Campus Condorcet (OAP sectorielle n°1 du PLUI).
 
Depuis 2020, le collectif « Pour un campus vert et ouvert », rassemblant de nombreux membres de la communauté scientifique du Campus Condorcet, relayé par l’intersyndicale de l’établissement et une vingtaine d’organisations, alerte la présidence du Campus Condorcet sur l’erreur majeure que représenterait la disparition d’un espace vert arboré de pleine terre d’un hectare dans un quartier, la Plaine-Saint-Denis et une ville, Aubervilliers, exposés aux îlots de chaleurs et aux inégalités sociales et environnementales.
 
Nous estimons qu’il n’est plus possible aujourd’hui de demander aux collectivités territoriales et à leur établissement public territorial de supporter seul le coût de l’adaptation des villes de banlieues aux crises climatiques.
 
L’État doit être d’autant plus exemplaire qu’il a élaboré avec la région Ile-de-France le nouveau SDRIF-E dont les orientations réglementaires ont fait de la préservation des espaces verts de pleine terre une priorité pour adapter l’agglomération du Grand Paris aux graves conséquences sociales, sanitaires et environnementales du réchauffement climatique.
 
La commission d’évaluation de l’enquête publique du PLUI a remis son rapport en juillet 2025. Dans ses recommandations, elle a également insisté (recommandation 4) sur la situation d’Aubervilliers en recommandant « compte tenu de la densité actuelle et les prévisions de constructions à venir, d’augmenter la création d’espaces verts accessibles à la population ».
 
Face à l’enlisement et au risque de blocage, le soutien des représentants de la ville d’Aubervilliers et des communes membres de Plaine commune est essentiel pour convaincre l’État de modifier sa politique immobilière et de trouver des solutions, en concertation avec votre établissement et notre collectif, afin que l’espace vert du campus soit préservé et que le siège de l’EHESS et de la FMSH puisse être accueilli dans le quartier de la Plaine-Saint-Denis.
 
Dans l’attente de votre réponse 

Bien cordialement,

Le collectif "Pour un campus vert et ouvert"

Lire ici notre article " Les élus de Plaine Commune vont-ils renier les objectifs du Plan Climat – adopté le 17 juin – en acceptant la destruction d’un parc au Campus Condorcet ?" paru le 28 juin 2025.