De nombreuses questions soulevées lors des dernières réunions de notre collectif nous amènent à vous interpeler sur quelques-unes d’entre elles.
Vous connaissez notre opposition, partagée à ce jour par plus de 1600 usager.es du parc, à la clôture de celui-ci. Nous la réaffirmons ici, malgré la mise en place largement engagée de cette nouvelle coupure dans la ville que vous imposez.
Par ailleurs de fortes interrogations subsistent :
1) Quel est le calendrier global des travaux ? Ils étaient annoncés sur un an. Le 6 novembre 2024 le compte Facebook de la ville annonçait la réalisation du skate parc pour la fin 2025. Aujourd’hui, il est question de 2027. De même, la nouvelle voie qui doit relier la rue de Compiègne à l’ex RN1 face à La rue Politzer était annoncée comme livrée « avant l’été 2025 » selon M. Laurent Monnet. Elle ne le sera pas avant fin 2026. Autant chacun peut comprendre des dépassements de délais de quelques semaines pour des travaux programmés sur une année, autant plus d’un an, voire deux ans de retard sont incompréhensibles. Était-il alors bien utile de bloquer un périmètre aussi vaste, obligeant les habitants à de longs détours, sur une période aussi longue ?
2) Confirmez-vous l’interdiction des circulations cyclistes à l’intérieur du parc ?
3) Pourquoi les circulations piétonnes sont-elles si peu sécurisées ? Il aura fallu
plusieurs accidents, dont un grave concernant un collégien, alors que nous tirions la sonnette d’alarme depuis des mois, pour qu’une première mesure soit prise avec la mise en place de deux personnes régulant les circulations piétonnes au carrefour Lamaze à certaines heures. Cela reste très insuffisant. Cette présence, très ponctuelle, ne concerne qu’un des deux passages piétons sur la voie principale. Et la traversée piétonne de ce carrefour concerne également de nombreuses personnes âgées, en situation de handicap ou avec poussette. La circulation automobile y est toujours dangereuse (franchissements « impatients » de feux rouges, traversées nord/sud bloquées, etc.) pour les piétons à cet endroit de la ville du fait du goulot d’étranglement formé par les voies réduites de l’avenue Marcel-Cachin et des embouteillages qui s’ensuivent. Depuis mars, où une habitante a été victime d’un grave accident entrainant 15 jours d’ITT, deux opérations des poignets et plusieurs mois de congés maladie, les dommages corporels se sont multipliés. Hier encore, (ce 29 janvier), une habitante a été heurtée par un camion au milieu de la circulation chaotique du carrefour. Notre
demande que la police municipale régule, au moins aux heures de pointe, le trafic automobile au carrefour reste plus que jamais d’actualité.
Par ailleurs, les traversées piétonnes au carrefour du cimetière s’avèrent également dangereuses et dans le franchissement de l’avenue Lénine, et dans celle nord/sud de l’ex-RN1. Du fait de la nouvelle configuration du carrefour, le « tourne à droite » sur l’avenue Lénine des véhicules venant de l’Ouest, se fait en aveugle, ne leur permettant pas d’anticiper et exposant les habitants qui traversent sur les nouvelles bandes blanches du passage piéton.
En outre, il est question dans un rapport départemental que le passage souterrain, sous l’ex-RN1, face au groupe scolaire Diez/Madigou/Saint-Léger/Le Rouillon soit détruit lors de la seconde phase des travaux de voirie. Ce passage est très mal entretenu et dégradé depuis des années, mais il sert aux écoles et permet, malgré tout, des traversées sécurisées pour les enfants. Sa fermeture constituerait un recul en matière de sécurité. C’est pourquoi nous demandons son maintien et sa réfection.
Enfin, l’étroit passage piéton temporaire qui relie la rue de Compiègne à l’ex-RN1 en face de la rue Politzer, sur le tracé de la future rue, est plongé dans le noir dès la tombée de la nuit. Ce passage va servir encore durant un an, voire plus. La sécurité des habitants à cet endroit justifierait un éclairage adapté bien que provisoire.
4) Pourquoi les accès à l’hôpital Delafontaine et les sorties des véhicules d’urgence restent-ils difficiles ? Les encombrements du carrefour Lamaze bloquent ou ralentissent les sorties de véhicules de secours stationnés dans l’enceinte de l’établissement et les arrivées de véhicules d’urgences et sanitaires depuis l’ex RN1, la rue de Strasbourg ou l’avenue Romain- Rolland, avec des conséquences potentiellement dramatiques. Là encore, la présence de la police municipale aux heures de pointe serait utile dans l’immédiat. L’étude d’une solution plus pérenne avec l’hôpital devrait être engagée.
5) Pourquoi les commerces impactés par les travaux ne sont-ils pas indemnisés alors qu’ils ont été pénalisés et fragilisés par ceux-ci depuis un an pour ceux du secteur de la Poste voire plus pour ceux de la partie Nord de la rue Henri-Barbusse du fait de la neutralisation de celle-ci au niveau du parc ? Nous vous demandons à nouveau de revenir sur votre décision de ne pas indemniser les commerçants pour le manque à gagner qu’ils ont subi du fait des travaux (non achevés à ce jour, notamment rue de la Ferme).
Avec nos remerciements anticipés quant à l’attention que vous porterez à ce courrier, et dans l’attente de réponses, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, nos salutations déterminées.
Le Collectif des Riverain.es et Usager.es du Parc Marcel-Cachin
PS : Copie à M.Troussel, Président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis.
On peut lire ici notre article d’avril 2025 sur le réaménagement du parc Marcel Cachin .
