Loi immigration. Le Pen en rêvait, Darmanin (et ses alliés) le fait. Solidarité avec les « expulsés de la République ».

, par La Rédac’

Comment se taire quand on vit dans une ville dont l’histoire est intimement liée au fil des décennies à l’immigration. Des mouvements continus vers les abords industriels de la capitale, des vagues successives d’exode rural qu’il soit de provinces plus ou moins éloignées ou de contrées beaucoup plus lointaines, ces hommes et ces femmes ont fait et font encore notre ville, notre pays.

Nous sommes du « même monde » et en cela ils ne nous sont pas étrangers ceux qui arrivent, ceux qui sont arrivés et ceux qui arriveront encore.

Après un accord trouvé, ce mardi 19 décembre, en commission mixte paritaire entre la majorité et les Républicains sur le projet de loi immigration, un grand rassemblement national de député.e.s, sénateurs et sénatrices du parti présidentiel, des Républicains (quelle usurpation sémantique !), et du Front National des Le Pen-Bardella-Zemmour-Maréchal, nous voilà – voteront ensemble en désignant l’immigré, l’étranger comme étant d’un autre monde, faisant d’eux des expulsés de la République.

Nul mandat impératif existe. Chacun choisira ce soir de défendre les valeurs de la République ou de renoncer à ce qui la fonde, d’un bloc, LibertéÉgalitéFraternité.

A chacun sa manière de rentrer dans l’Histoire.

Vous avez dit Egalité ?