6 ans d’Hanotin… depuis 2021 : Non à la privatisation du ménage !

, par Jacques

Annoncée lors d’une réunion avec les parents le 22/11/2020, la privatisation du ménage n’a depuis cessé d’être contestée par les parents. Sa mise en place progressive confirmant les craintes exprimées depuis le début.

 Le contexte
Les élus cherchent des sources d’économie pour financer leur politique, dont la 1re priorité, comme le maire le rappelle régulièrement, c’est la police municipale. Si l’école est également affichée comme une priorité, cela n’empêche pas de la mettre à contribution.
Par ailleurs, le problème des absences non remplacées (comme pour les animateurs) entraîne une surcharge de travail pour les personnels restants, ce qui peut aboutir à un effet boule de neige dans certaines écoles et à une dégradation du ménage dont se plaignent parents et enseignants.

 Décision des élus
L’offensive commence donc à la rentrée 2021, avec la privatisation annoncée du ménage, qui se fera progressivement école par école au fur-et-à-mesure de l’« extinction » des personnels (départs, mutations, licenciement des précaires…). Lors de la réunion du 22/11 avec les parents, Mme Temel s’en prend à des personnels qu’elle accuse d’abuser des arrêts de travail pour justifier son incapacité à remplacer les absents. Devant la contestation [1], elle finit par lâcher que cette privatisation permettra 30 % d’économies, et qu’il faut bien financer la cantine gratuite. Sur le dos des femmes de ménage.

 La mobilisation
Durant la réunion, plusieurs représentants de parents présents réagissent à cette mise en cause de personnels qu’ils connaissent. Dans la plupart des écoles, les collectifs de travail fonctionnent bien, et ces agents font aussi partie de la communauté en contact permanent avec leurs enfants.
Quelques écoles réagissent dans les jours suivants avec des courriers exprimant leur inquiétude. Arrivée de personnels précaires sans aucun contrôle possible de la Ville au contact de nos enfants, exposition de nos enfants à des personnels surexploités (le secteur du nettoyage étant l’un des pires), baisse de la qualité du nettoyage (nombreuse documentation sur la dégradation de l’entretien réalisé par des entreprises privées) en pleine crise sanitaire, peur d’un nouveau mouvement de grève…
De nombreux courriers suivront, les années suivantes, dont un courrier collectif le 17/02/23 et un autre tout récent le 2/12/25. Car les craintes initiales des parents se sont largement confirmées, en pire :

  • dégradation de l’entretien des toilettes conduisant les enfants à se retenir jusqu’à la fin des cours ;
  • fin de la présence de personnel toute la journée, et même dans certaines écoles aucun personnel sur les heures de classe, baisse globale considérable des heures de présence (1/3 en moyenne) ;
  • turn-over d’un personnel précaire aux horaires éclatées, impossibilité de communiquer avec des personnels ne parlant pas français, cas de salaires non versés dans certaines écoles selon les représentants de parents…
  • non-respect par les entreprises de leurs engagements : personnels absents non remplacés, insuffisance des heures de travail pour un nettoyage correct…
  • aucune sanction prise contre les entreprises malgré leurs carences.
    La saleté s’accumulant entraîne la prolifération des nuisibles (souris, rats, cafards arrivés en force dans plusieurs écoles depuis la rentrée 2025).

 C’est une défaite.
À toutes ces alertes, Mme Temel répondra toujours par le même discours lénifiant, mêlant mensonges ou contre-vérités, assurance que les problèmes sont pris en compte, évocation rituelle de la cantine gratuite et du triplement du budget d’entretien (sans rapport avec le sujet, et dont les parents ignorent encore la face cachée). Et le ménage privé s’installera peu à peu dans toutes les écoles... sans que les parents renoncent à le combattre.

Notes

[1ce sera la dernière réunion de rentrée sur le format ancien, basé sur des échanges avec les parents : les réunions suivantes deviendront des « réunions PowerPoint » avec une ribambelle d’élus, et 10 minutes à la fin pour des questions des parents.