Parc Marcel Cachin. Le planning des travaux dérape, les nuisances d’autant prolongées, les commerces d’autant pénalisés… et non indemnisés. La municipalité toujours aussi sourde aux revendications et améliorations proposées

, par La Rédac’

Nous publions un point, du Collectif des riverains et usagers du parc Marcel Cachin, sur la situation des travaux. Après la fermeture en juillet sans information préalable de la rue de la Ferme, le Collectif avait demandé à rencontrer l’élu en charge du projet. Cette rencontre a eu lieu le 4 septembre. A cette occasion les riverains ont rappelé que les engagements pris en mai dernier n’ont pas été tenus. Quant aux revendications du collectif, la municipalité s’obstine à les rejeter.

Rencontre sur place avec l’adjoint au maire, Laurent Monnet : aucune amélioration mais... des chantiers qui vont durer beaucoup plus longtemps que prévu !

Après la fermeture sans information préalable de la rue de la Ferme à sa jonction avec l’avenue Marcel-Cachin (ex RN1) le 21 juillet, nous avons interpelé M. Laurent Monnet, adjoint au maire chargé du dossier du parc Marcel-Cachin, rappelant nos revendications, la non-réalisation d’engagement pris (ce qu’il avait appelé « bonnes nouvelles ») par lui le 12 mai dernier, et lui demandant une rencontre sur place.

Le 4 septembre dernier, Laurent Monnet, au centre, entouré d’une partie des membres du Collectif. Une rencontre sur site qui a été la seule réponse positive à nos demandes indique ce dernier.

Signalétique mal placée

Une dizaine de membres du collectif ont échangé avec M. Monnet, accompagné d’une membre du cabinet du maire et trois technicien.ne.s de Plaine commune au coin de la rue Henri-Barbusse et de la rue de la Ferme. Où tout le monde a pu constater que des dizaines d’automobilistes se fourvoyaient dans la rue de la Ferme devenue impasse sans savoir qu’elle était fermée à cet endroit. Nous avons renouvelé notre demande de panneaux au début de la rue de la Ferme, à savoir à son entrée rue de la Vieille-Mer. Il nous a été dit que cela serait fait. À ce jour cette signalétique n’est toujours pas en place. ! Pourtant ça ne coûte rien !

Un calendrier très très prolongé

L’achèvement de la placette et de l’espace aménagés devant la Poste qui avait été annoncé selon les « bonnes nouvelles » du maire-adjoint pour juillet n’interviendra que mi-octobre, c’est à dire à la date initialement indiquée aux commerçants qui continuent de souffrir de la situation sans aucune perspective d’indemnités (refus de dédommagement confirmé par la mairie).

Les difficultés d’accès à la Poste et aux commerces perdurent notamment devant le Barathéon où franchir une marche de béton avec un fauteuil roulant est impossible (voir photo).
Par ailleurs, l’axe reliant, à l’Ouest, la rue de Compiègne à la rue Politzer (seul un passage piéton/vélo existe aujourd’hui) qui devait, selon les « bonnes nouvelles » de M. Monnet être livré « avant l’été » ne le sera sans doute pas avant la fin 2026 voire plus tard, de même que le skate-parc. Et le parc lui-même, dans sa partie centrale, risque bien de ne pas être achevé de sitôt.

Au total, alors que le chantier ne devait durer qu’un an, ces retards signifient des mois supplémentaires de travaux avec palissades qui obligent encore les riverains à de longs détours 24 h sur 24.

Le projet de clôture, rejeté par 1500 pétitionnaires, est toujours maintenu et notre demande que la rue Henri-Barbusse sur son ancien tracé reste ouverte aux habitant.es le soir lorsque les ouvriers ne travaillent pas et le week-end a reçu une réponse négative, en raison de la nature des chantiers engagés.
Les futurs horaires d’ouverture ne sont toujours pas arrêtés.

Circulations et stationnements toujours problématiques

La rue Henri-Barbusse, redessinée en virages entre la rue de la Ferme et l’avenue Marcel- Cachin, sera étroite (pour deux sens de circulation) et d’un revêtement clair « pour éviter l’accumulation de chaleur durant l’été » selon M. Monnet, ce qui peut s’admettre pour les trottoirs et les sols de la placette (très minérale au demeurant) mais reste discutable pour les voies de circulation qui se saliront très vite.

À cet endroit, le stationnement sera fortement réduit. Seules 16 places sont aménagées devant la Maison de l’enfance (la crèche) alors que plusieurs places seront supprimées rue de la Ferme entre l’actuelle et l’ancienne pharmacie. Ces suppressions s‘ajoutent à la vingtaine de places supprimées rue Henri-Barbusse face à la Boulangerie. La fragilisation des commerces risque de s’accentuer.

Les travaux de réduction à deux voies de l’ex RN1 vont se poursuivre jusqu’au carrefour avec l’avenue Jean-Moulin (et non comme aujourd’hui jusqu’à l’avenue Lénine).
La voie de bus en site propre est positionnée à l’opposé du parc entre le carrefour Lamaze et l’avenue Lénine et côté parc entre l’avenue Lénine et le carrefour jean-Moulin/Verdun.
Comment se feront les reports ? Par Stains, par les quartiers limitrophes ? Aucun vrai plan de circulation global n’est dessiné.

Le cas des entrées et sorties d’ambulances à l’hôpital Delafontaine : le problème des ambulances sortantes qui ont de grandes difficultés à s’insérer dans la circulation et de celles prises, dans les deux sens, dans les embouteillages liés au chantier, mais qui vont perdurer avec la réduction des voies, a été soulevé. Selon le maire adjoint, tout va bien, les autorités de l’hôpital n’auraient pas signalé de problème, ce qui est faux répondent les membres du collectif impliqués dans la vie de l’hôpital. Et chacun peut voir les ambulances coincées dans la circulation...

Enfin, la traversée du carrefour Lamaze devant le Franprix, aujourd’hui seul passage piéton d’un côté à l’autre de l’avenue Marcel-Cachin est rendu très dangereux par les embouteillages. Plusieurs piétons ont été accrochés à cet endroit par des véhicules engagés puis bloqués sur le passage ou le carrefour.

Nous avons demandé à l’adjoint au maire de mettre en place, notamment aux heures de pointe ou de passage des écoliers et collégiens, une présence de la police municipale pour sécuriser les traversées. Réponse : « Je fais remonter ».

Le collectif a décidé d’une pétition pour exiger de la mairie des mesures de protection.

Nos précédents articles sur le sujet :

Parc Marcel Cachin. Une proposition citoyenne hier, une exigence aujourd’hui : un grand parc ouvert à tout moment. Un collectif demande une rencontre urgente avec le maire.

Pour un parc ouvert, le Collectif des Riverain.es et Usager.es du Parc Marcel-Cachin invite à une balade autour du parc. C’est le samedi 14 juin à 10h30

Parc Marcel Cachin. La méthode Hanotin : clôturer, censurer.