"Cette démarche n’est pas un choix politique ou symbolique : c’est une nécessité face à l’accumulation de faits graves, répétés et documentés, qui traduisent une dégradation systémique des conditions de travail et un manquement manifeste à l’obligation de protection des agents publics." précise dans sa lettre ouverte au maire, l’organisation syndicale.
Les alertes ne sont pas nouvelles. Dans différents services, la souffrance au travail qui a explosé lors de la mandature qui s’achève a revêtu sous certains espaces un caractère systémique.
Le Blog de Saint-Denis s’en était fait l’écho. Nous révélions ici en décembre 2024 les conclusions d’un audit indépendant réalisé en 2023.
Une souffrance au travail qui s’était exprimée avec force lors de la grève des animateurs qu’on peut relire ici. Le titre retenu le disait : « La pression des conditions de travail, la pression de la hiérarchie, stop, vous allez craquer ! » lance Djamila Bassi, secrétaire du syndicat FO, aux agents de l’enfance et de la vie scolaire.
Et en début d’année 2025, ici, "le management toxique" au service communication relaté par de nombreux témoignages. Management qui a donné lieu à deux plaintes pour "harcèlement moral" de la part de deux agents.
En conclusion de sa lettre ouverte, le syndicat exhorte le maire à "agir". "Il est encore temps" écrit le syndicat et précise : " Mais il est surtout temps de répondre, d’assumer et de changer de cap."
Au regard du bilan de ces six dernières années, des pratiques constatées, des méthodes employées, du mépris dispensé, de la brutalité exercée, Mathieu Hanotin, soyons en sûrs, ne changera pas de cap.
C’est dans les urnes, les 15 et 22 mars, que l’espoir d’un changement de cap réside.