Ne cherchez pas un quelconque mot de soutien à la mobilisation des enseignants pour un plan d’urgence dans le 93 dans un communiqué de la ville, sur le Facebook du Maire, de la première adjointe, Katy Bontinck, professeur des écoles en disponibilité, de l’adjointe au maire et enseignante Gwenaëlle Badufle-Douchez ou de Leyla Temel, adjointe à l’enseignement, il n’y en a pas. Le mouvement de grève est reconduit les 28 et 29 février.

, par Saska Rupert

Le lundi 26 février était une journée de mobilisation des enseignants dans tout le département de la Seine Saint-Denis. A Saint-Denis, ceux-ci se sont regroupés place Victor Hugo, devant l’hôtel de ville, puis à Paris dans une manifestation où se sont rejointes de nombreuses délégations issues des quatre coins du 93. Toutes défendant un objectif : celui d’un plan d’urgence pour le département. Dans les esprits de beaucoup ce qui est à l’ordre du jour, c’est un plan d’urgence qui doit être à la hauteur de celui qu’avait connu le 93, à la suite d’une mobilisation exceptionnelle en 1998, rassemblant parents, enseignants et des élèves du secondaire. À l’appel de l’intersyndicale FSU-SNUipp 93 – CGT Educ’action 93 – SUD Éducation 93 – CNT Educ 93 de la Seine-Saint-Denis, la grève a été reconduite pour le 28 et 29 février. 700 enseignants et parents d’élèves étaient mobilisé·es le mercredi 27 devant la Direction des Services Départementaux de l’Education Nationale à Bobigny pour un plan d’urgence pour l’école publique en Seine-Saint-Denis et contre la réforme du « choc des savoirs ».

Si le député Stéphane Peu, (dont nous publions des extraits de son rapport d’information avec la députée Christine Decodts concernant la situation de l’école en Seine-Saint-Denis) s’était déplacé pour apporter son soutien aux enseignants, c’est en revanche silence radio complet de la part de la municipalité.

Il est vrai que du côté de Mathieu Hanotin soutenir les ministres plutôt que les enseignants s’avère plus facile.

L’affaire de l’école Pasteur a laissé des traces.

La municipalité semble bien n’être préoccupée que de deux choses, prioritaires à ses yeux : la fusion avec Pierrefitte et les Jeux Olympiques.

La FCPE a apporté son soutien au mouvement du 26 février.
Un nouveau mouvement de grève est prévu le 7 mars avec le même objectif.