La valse des millions. Bernard Arnault, Le Parisien, Jean-Jaurès et Marcel Cachin.

, par Rosalie Merteuil

Lundi 25 août, on apprend par la presse spécialisée, La Lettre, que Les Échos et Le Parisien, sont les premiers bénéficiaires des aides à la presse.

Le groupe de presse qui les édite a ainsi perçu 16 millions d’euros d’aides de l’Etat en 2024, d’argent public en somme.

Ce groupe de presse que possède Bernard Arnault, détient ainsi la place de leader des entreprises de presse les plus subventionnées, devant Le Monde.

Bernard Arnault, classé sixième fortune mondiale, évaluée à 144 milliards, avait bien besoin d’un petit coup de pouce financier au nom des « aides à la presse ». Les critères actuels de ces aides ne font que drainer de l’argent public vers les plus gros, les mieux fortunés, les mieux capitalisés. Ce sont les mieux distribués qui mécaniquement reçoivent le plus.

Et dire que l’Etat n’a plus de sous.

Loin de nous l’idée que les aides à la presse devraient être supprimées mais le souhait initial défendu par le Conseil National de la Résistance d’assurer « le pluralisme de la presse » semble bien un lointain souvenir. Concentration capitalistique et aides aux plus riches vont de pair.

16 millions donc pour Les Echos et Le Parisien. Ce dernier dans son édition du jour traite des travaux du parc Marcel Cachin dont nous avons parlé ici et .

Au passage, nous apprenons par cet article que les travaux de la place Jean-Jaurès auraient coûté 5,8 millions d’euros. Il y a une quinzaine de jours, un reportage télévisuel parlait de 3 millions d’euros. Dans les deux reportages, télévisuel et de presse écrite, le maire est présent et s’y exprime.

Alors 3 millions ou 5,8 millions ? Presque du simple au double. Une autre sorte de valse aux millions donc.

A quand un autre chiffre ?

Sera-t-il avancé par Le Parisien qui semble bien multiplier la fréquence de ses reportages et dont le choix des sujets concernant Saint-Denis – à six mois de l’élection municipale – conduit nombre de ses lecteurs à se poser une question : pour qui roule Le Parisien ?